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 Dans le parc

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Fuilla Daverrs
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MessageSujet: Dans le parc   Dim 2 Aoû - 13:41

Fuilla avait décidée de sortir courir un peu, vêtue d’une tenue de jogging sombre et un peu usée, elle avait abandonné ses vêtements de cuirs pour être plus à l’aise et pour ne pas abimer les vêtements plus qu’ils ne l’étaient. Elle avait gardé une ceinture où s’accrochait sa trousse de premier soin et était armée d’un pieux, comme à peu près tout les êtres humains encore vivant.

Elle choisit le parc, parce qu’elle sait risquer plutôt de rencontrer des Slayers en chasse que des vampires. Donc moins de risque d’avoir des ennuis, normalement.
Ses espadrilles frappe furtivement le dallage du petit chemin qui traverse le parc et le vent provoqué par sa course, caresse son visage et fait voler ses cheveux au rythme de son pas. L'endroit est tranquille, nul trace de vampire à l’horizon, tant mieux, elle n’a pas envie de les narguer de sa présence, voulant seulement profiter de la tranquillité pour réveiller la chaleur dans ses muscles. Son regard n'est plus vraiment dérangé par les jeux détruits, où elle se souvient pourtant avoir passé plusieurs heures à jouer, enfant. Les balançoires saccagés et crochetées ne sont pas le spectacle le plus désolant auquel on peut assister, ses derniers temps.

Elle voudrait pousser son corps plus à bout, mais par soucis de discrétion il vaut toujours mieux qu’elle s’en abstienne. Elle devra encore se contenter d’un jogging rapide qui garde tout de même un effet apaisant, en bout de ligne. Son cœur suit un rythme plutôt lent compte tenu de l’activité qu’elle demande à son corps et son souffle régulier laisse croire qu’elle passe beaucoup de temps à s’entraîner à la course.

Elle jete un coup d’œil vers le ciel sombre qui ne laisse filtrer aucune lumière. Il est inutile d’essayer d’y percevoir une étoile évidemment. Le ciel est toujours identique, de sorte que sans sa montre, elle ne peut qu’ignorer l’heure qu’il est réellement. Elle ralentit un peu, question de faire mine de s’être fatiguée un peu et elle hume l’air discrètement et le vent lui apporte le parfum humainement mâle d’un individu.


Dernière édition par Fuilla Daverrs le Dim 2 Aoû - 15:12, édité 1 fois
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Darek Garell
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MessageSujet: Re: Dans le parc   Dim 2 Aoû - 14:57

Le vent qui tambourine contre les fenêtres de la petite mansarde, faisant trembler les murs de ma chambre est comme un appel à sortir dehors. Le Parc n’est pas loin et si à une époque, c’était un argument de vente, c’est sans doute ce qui m’a valu, aujourd’hui, de pouvoir louer une chambre sans attendre sur une liste interminable. Elle n’est pas luxueuse mais presque plus rien ne l’est maintenant. J’ai suffisamment tourné dans ma chambre et l’appel du vent se fait trop irrésistible. Ma main se tend vers la porte d’un placard qui s’ouvre difficilement et je manque toujours d’en arracher la poignée en forçant dessus. Avec un certain air d’autodérision, je fais semblant d’avoir trop de choix devant le seul jogging qui me tend les bras. La plaisanterie a assez duré et ne me fait même pas rire, j’attrape le vêtement et un tee-shirt et je m’empresse de les enfiler avant de descendre quatre à quatre les marches de l’escalier brinquebalant. Ma logeuse est devant son émission de télé favorite, une série à l’eau de rose et je sais qu’elle ne bougera pas de son fauteuil tant qu’elle ne verra pas le générique de fin.

Mon pas résonne dans la rue vide de monde tandis que je noue mes cheveux et en quelques minutes, j’atteins le parc. Je fais quelques pas en étirant mes bras au-dessus de moi puis derrière mon dos et profite d’un plot pour poser mon talon et étirer mes jambes afin de chauffer le muscle et d’éviter un claquage indésirable. Je réitère mes mouvements jusqu’à sentir que la fraîcheur de l’air se réchauffe et je termine mes étirements quand à mon opposé, une silhouette se dessine à l’horizon.

Cette fille, je la connais… enfin si on peut dire. Je la croise souvent au parc, on jogge généralement à la même heure, pas toujours sur le même parcours mais c’est rare quand on ne se voit pas. Je l’ai surnommée la poupée de porcelaine à cause de son teint et de sa peau lisse qui ne m’a pas laissé voir d’imperfection mais je ne lui ai à proprement parlé jamais adressé la parole, quelques sourires peut-être. Aujourd’hui est un autre jour et ça fait bien quelques vingtaine de fois qu’on joue à ce jeu du roi du Silence. Je décide de perdre la partie et l’affuble d’un « Salut » amical lorsqu’elle arrive à mon niveau.

Je remarque sa trousse de secours et l’idée me vient de faire un malaise pour être sûr d’avoir toute son attention mais je suis un piètre simulateur et je ne suis pas sûr que la blague soit à son goût. Je remarque aussi son pieu accroché à sa ceinture et je me félicite de n’être pas un être aux dents longues.
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Fuilla Daverrs
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MessageSujet: Re: Dans le parc   Dim 2 Aoû - 21:39

Son pas ralentit encore, un peu lorsque ses yeux reconnaissent la silhouette dans la pénombre, dans le simple but d’avoir le temps de détailler le visage du joggeur qu’elle croise souvent depuis quelques temps. On ne peut pas lui en vouloir de chercher ce sourire qui ferait fondre un iceberg. Aucune inquiétude ne s’installe dans son esprit, son instinct ne lui a jamais indiqué de s’inquiéter de lui. Instinct qui, dans ce cas, aurait toutes les raisons du monde d’être trompé par ses sens en éveillent, mais qu’importe, s’il n’est pas vampire c’est déjà une très bonne chose.
Pour ne pas se faire blesser par un ralentissement trop rapide et pour ne pas que ça paraisse trop intentionnel, elle ne diminue pas la cadence d’un seul coup. Elle ne feint pas de ne pas l’avoir vue non plus, car cela aurait été idiot dans un parc vide. Un jeu de séduction totalement inutile en somme. La voix du jeune homme brise le silence coutumier qui existait entre eux avant cela. Enfin il se décide. Non pas qu’elle n’aurait pas finit par le faire ou qu’elle aille attendu tout ce temps qu’il finisse par dire quelques choses, même si ses quelques sourires avait la manie de lui bruler les sens, mais il ne lui déplait pas du tout que cette voix se fasse finalement entendre.

Elle lui décoche un sourire franc, suivit d’un «salut» pour toute réponse et semble continuer sans s’arrêter, mais quelques pas suffisent à l’arrêter complètement sans qu’elle ne provoque de crampe à son estomac, par un arrêt trop rapide. Elle se retourne et demande, le plus naturellement du monde:


- On jogge ensemble, alors?

Un sourire vient de nouveau étirer ses lèvres. Elle ne passe pas vraiment par quatre chemins, pour cette entrée en matière. Elle aura sans doute l’occasion de lui demander son nom en courant s'il accepte de toute façon. Où elle attendra qu’il lui demande le sien. Elle lui laisse à peine une seconde pour se décider et elle repart déjà pour ne pas perdre le rythme, lui laissant le loisir de suivre où non. Il y a une certaine paix intérieure qui s’installe lorsque l’on courre seul, mais une partie d’elle même, moins humaine surement, trouve toujours plus naturel de courir accompagné, même si les occasions sont rare. Elle ne rechigne pas à avoir de la compagnie, celle-ci tout particulièrement que l’on ne saurait refuser.
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Darek Garell
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MessageSujet: Re: Dans le parc   Lun 3 Aoû - 1:25

Ce que je remarque avant sa voix, c’est ce sourire radieux qui illumine son visage de poupée. Elle paraissait toujours si sévère lorsqu’on se croisait… à croire que je n’étais qu’un sale type dans un parc à faire de la gonflette pour impressionner les filles. On a rarement le sourire quand on court, bien trop concentré à rythmer notre respiration pour gérer les battements de notre cœur. J’ai souvent pensé qu’il n’y avait que le corps à avoir une limite. L’esprit, lui, n’en a aucun ! Faire du jogging, c’est aussi se retrouver avec ce genre d’idées qui nous dépassent nous et notre raisonnement. On n’est pas toujours rationnel quand on s’embarque dans de folles idées pour faire évoluer le monde vers une face plus lumineuse. Aujourd’hui, je n’aurai guère le temps de songer à toutes ses choses puisqu’il s’avère que je ne vais pas jogger seul.

Mais elle est déjà repartie, m’obligeant à faire de grandes foulées pour me remettre à son niveau. Je reprends son rythme et je le stabilise à son pas, regardant devant moi pour ne pas me prendre les pieds dans une racine ou pire foncer dans un arbre. Pas que je sois maladroit de nature mais il m’arrive de faire des faux pas quand je relâche ma concentration et comme je suis peu habitué à courir en présence de quelqu’un, et qui plus est, d’une jolie fille, je ne veux pas donner l’image d’un gars un peu gauche. Je crois que c’est ce que les filles appelle le « machisme » ou la « fierté mal placée » mais comme tout homme, je crois qu’en présence de la gente féminine, je suis fier comme un paon et rien ne doit venir entacher l’image de l’homme beau et viril.

Il n’est pas évident d’avoir une conversation en courant. Surtout quand vous voulez gardez un rythme soutenu…Parler, c’est briser la chaîne de l’oxygène qui nourrit nos muscles et nous permet de faire des kilomètres sans nous essouffler. En fait, converser en joggant, c’est comme demander du poisson dans un grand aquarium plein de visiteurs, ce n’est pas incompatible mais ce n’est pas dit qu’on vous le serve. Là, c’était pareil, ce n’était pas incompatible, mais ce n’était pas dit que ça nous aide à parcourir des kilomètres sans se fatiguer.

Continuant de courir et n’attendant que quelques secondes, je tendis une main ferme en direction de la demoiselle.


_ Darek Garell, enchanté.
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Fuilla Daverrs
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MessageSujet: Re: Dans le parc   Mar 4 Aoû - 23:52

Il ne tarde pas à la suivre, accordant son pas au sien, qu’elle essaie de ne pas rendre trop rapide pour ne pas qu’ils s’essoufflent outre mesure. Elle se concentre sur sa respiration et sur les muscles de ses jambes pour ne pas les laisser s’emporter. Elle sait à peu près quelle vitesse ne pas outrepassée pour que cela demeure normale, prenant même un rythme un peu plus lent pour le ménager. S’il pense qu’il ne peut pas dire une phrase sans avoir l’air essoufflé, il est fort probable qu’il préfère ne rien dire. Ainsi fonctionne, bien souvent, la gente masculine.

Le sachant concentré sur son pas, elle s’abstient pourtant de regarder ailleurs que devant elle, même si la tâche est beaucoup moins aisé qu’on ne pourrait le croire. Le décor du parc, les arbres morts, les pierres encastrées dans le sol, ont beaucoup moins d’intérêt que les muscles d’un corps masculin en plein effort. Au moins cette pression qu’elle se met à regarder devant elle lui donne un air concentré qui n’est pas feint.
Elle tend la main à son tour en percevant son geste du coin de l’œil et s’en empare, le son de sa voix résonnant en écho dans son crâne.


- Fuilla Daverrs, enchantée.

Le ton de sa voix et l’éclat de son regard lorsqu’elle croise le sien laisse entendre le «enchantée» comme un sentiment réel et non pas comme une simple parole de courtoisie. Bon. Elle devrait peut-être modérée ses techniques de cruise (pour faire plaisir à Yaya XD), mais l’envie de s’abstenir ni est pas vraiment, quand l’instinct est trop fort.
Elle retourne son regard vers l’avant, gardant un rythme régulier qu’elle ralentit de manière imperceptible après un moment, le but étant d’avoir l’air de se fatiguer plus vite que le dénommé Darek, retenant un envie plus joueur de le pousser à aller plus vite pour savoir qui était plus rapide. C’était un peu trop enfantin.

Le silence ne semble pas la peser, à moins qu’elle ne cherche à éviter un «Tu viens souvent par ici?». Elle jette un regard vers le ciel et fait encore pire que cela, en emmenant le sujet de conversation le plus inutile qui soit : la température. Entre deux souffles, elle lance, à moitié sérieuse.


- C’est plutôt sombre aujourd’hui.

La blague est nulle. Il fait noir depuis plusieurs mois déjà et c’est surement oppressant plus qu’autre chose. Mais le rire, à la base, ne sert-il pas à évacuer les craintes?
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Darek Garell
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MessageSujet: Re: Dans le parc   Mer 5 Aoû - 0:38

Le jogging est la seule activité dans ce monde délabré qui ne vous coûte rien. Si ce n’est de tomber sur de mauvaises rencontres mais dans ce monde, les mauvaises rencontres il y’en a partout. Ce n’est pas vraiment un fait rare. Pourtant je ne me sens pas comme un morceau de viande… c’était vrai au début puis j’ai tué mes premiers vampires jusqu’à réaliser qu’il n’était pas aussi puissant qu’on le disait et cette peur s’est amenuisé en constatant qu’on pouvait se défendre. J’aurais eu tort de mettre tous les vampires à la même échelle tout comme ils auraient tort de mettre tous les hommes au même niveau. En fait, les activités que je m’évertuais à faire semblaient anodines mais je ne faisais que préserver mon capital santé d’une mauvaise rencontre.

Sa main finit par rejoindre la mienne, qu’elle serra avec une certaine fermeté, qui me surprit je dois l’avouer. Le courant avait l’air de bien passer. Je connaissais pas mal de monde à travers la ville mais jamais encore je n’avais accordé de l’importance à une personne seule dans un parc. En fait, toute personne se promenant seule dans un lieu quelconque était automatiquement étiqueté de dangereux et je ne blâmais personne pour cette prévention mais peut-être le fait de l’avoir croisé près d’une vingtaine de fois, m’avait rendu moins méfiant. Ma main se libéra, revenant se cadencer au rythme de mes foulées.


_ Tu as une sacrée poigne dis-donc !

Je n’étalai pas ma remarque outre-mesure. Comment aurais-je pu me douter que je ne courrais pas aux côtés d’un être humain ? Elle ressemblait à n’importe quelle humaine, en plus parfaite peut-être. Elle avait nos mœurs, nos manières et faisait même de l’humour. Sa remarque me fit d’ailleurs sourire. On courrait dans le noir même si à ma montre il n’était que 18h passé de quelques minutes. J’aurais menti si j’avais dit que le soleil ne me manquait pas. La chaleur aussi. La température avait tellement baissé dans la ville depuis l’arrivée de cette brume sombre. Je lui souris, quittant la route des yeux pour lever mon regard vers ce tableau noir qu’était le ciel avant de lui répondre.

_ Cela m’aurait plus étonné si nous avions aperçu un éclat de lumière.

Je continue ma course et je sens que quelque chose retient mon T-shirt. Pendant une brève seconde, je m’inquiète de ce que cela pourrait-être et de comment je vais m’en sortir mais je m’arrête calmement pour ne pas déchirer le tissu qui s’est simplement accroché dans des ronces en passant près des branchages sur un chemin plus étroit. Ma main glisse dans mon dos, essayant de me libérer de ses pointes désagréables qui sont plus collantes que les dents d’une sangsue. En fait plus j’essaye de m’en défaire et plus d’autres viennent se mêler à mon vêtement. Je soupire en continuant d’essayer de les arracher mais je ne vois pas ce que je fais et à chaque fois que je pense pouvoir repartir, une petite pointe me rappelle que je n’ai pas tout enlevé. Une vraie misère ! Mon visage se tourne vers Fuilla parce que je ne vois qu’elle pour sauver mon T-shirt de la mise en lambeau si je finis par décider de tirer dessus d’un coup pour m’en défaire.

_ Hum… tu ne voudrais pas m’aider ? J’ai une série de fanatiques accrochées à mon dos !
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Fuilla Daverrs
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MessageSujet: Re: Dans le parc   Mer 5 Aoû - 21:54

Elle retourne son attention devant elle, lorsque sa main lâche la sienne et ne se laisse pas démonter par la remarque, se contentant d’un simple sourire comme une fille habitué à se faire dire qu’elle est plus forte qu’elle en a l’air. Elle croyait avoir doser la force, mais il est vrai que son esprit était concentré ailleurs. En autant qu’elle ne blanchie pas et ne se met pas à bégayer de piètres raisons, il n’y a rien de vraiment suspect là-dedans. Fuilla sait très bien que le meilleur moyen de faire passer un truc surprenant comme s’il n’y avait rien là, c’est justement de faire comme si c’était tout à fait normal, au lieu de cultiver un mystère qui pourrait aussi bien ne pas exister.

Son sourire lui fait à peu près le même effet que si elle venait de voir une étoile percer à travers les nuages noirs. La rareté des sourires qu’on avait l’occasion de voir ses derniers temps donnait à celui-là encore plus de valeur qu’il en aurait eut autrement. Comme quoi la lumière ne vient pas seulement du ciel. Elle s’abstient de la remarque, un peu trop zélée à son goût. Si un seul rayon de soleil pouvait passer au travers des nuages, ce serait déjà ça. En attendant il ne servait à rien d’avoir trop d’espoir là-dessus.

Darek s’arrêtant brusquement, kidnappé par les ronces, Fuilla l’imite en s’arrêtant brusquement, se demandant l’espace d’une seconde ce qui se passe avant que son regard ne s’illumine d’un éclat moqueur, sans méchanceté. On pouvait bien craindre de se faire attaquer par les monstrueuses créatures de la nuit, mais nul n’était à l’abri d’une branche mal placé! Comme quoi le danger n’est pas toujours-là où on le croit. Elle n’hésite pas à venir le sortir des griffes de la plante, passant derrière lui pour venir les décrocher avec plus de calme que Darek. C’est aussi, évidemment, beaucoup plus facile quand on voit ce qu’on fait. Elle s’étire un peu, s’appuyant d’une main sur l’omoplate de Darek, pour qu’il ne bouge pas (bon d’accord, c’est qu’un prétexte!) et enlève les griffes des ronces de son autre main, sans trop de mal. Elle ajouta à demie sérieuse:


- Et voilà! Tu es libre. Tu vas devoir m’inviter à diner pour avoir sauver ton chandail.

Elle s’éloigne des ronces sans sembler accorder beaucoup d’importance à ce qu’elle vient de dire, mais ne repart pas en courant, laissant l’air frais rafraichir sa nuque en soulevant ses cheveux.

- Ça va se transformer en vraie jungle ce parc. Je vais emmener une machette la prochaine fois.
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Darek Garell
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MessageSujet: Re: Dans le parc   Jeu 6 Aoû - 0:39

Je ne mis pas beaucoup de temps à être secouru par Fouilla. Ses doigts parcoururent mon dos pour me débarrasser de ses pointes sauvages qui m'agrippaient sans ménagement. Je la laissais faire, laissant mes mains qui se contorsionnaient derrière mon dos revenir pendre contre mes hanches, attendant patiemment qu'elle se débarrasse de la plante en question, sentant simplement ses doigts agirent en de légères pressions contre le tissu, tandis qu'une de ses mains serrait mon épaule à la base de l'omoplate.

Voilà que je m'endette déjà: un repas. Cela aurait été avec plaisir mais je me voyais mal l'inviter à dîner sans argent ou encore l'inviter dans ma petite chambrette pour manger un plat froid sur un lit grinçant. Nan, je ne voyais pas du tout la chose se faire comme ça et pourtant j'avais bien envie de la remercier. Pas pour le fait qu'elle m'ai dépêtré des ronces mais simplement parce qu'elle était amicale et que le courant passait bien. Réajustant mon T-shirt en essayant inutilement de passer un regard derrière mon dos pour voir s'il y'avait des trous, je lui répondis peut-être plus sérieusement qu'elle même s'il est vrai que ma phrase sonnait un peu humoristique.


_ Tu peux toujours passer au Saïgon, je m'arrangerai pour te mettre quelques gâteaux supplémentaires dans ton assiette.

A condition que mon patron ne m'y prenne pas, ni le chef cuisinier d'ailleurs. Mais bon, on a rien sans rien. Ce serait dommage de me faire virer. Les gens ont beau être plus craintifs, ça les rend pas plus indulgents.

Mon regard se pose sur sa nuque, ses cheveux relevés la met divinement en valeur et puis n'ayant aucune mauvaise pensée, je ne me gêne pas pour regarder les lignes de son cou.

Je m'étonne qu'on ne reparte pas. D'habitude je ne m'arrête que lorsque mon T-shirt est trempé mais là, la journée est différente et puis Fuilla doit déjà avoir pas mal couru alors peut-être est-elle fatiguée? En fait cette hypothèse s'impose à moi comme la seule raison de ce ralentissement. Nos pas nous conduisent directement à une aire de jeux. Tout est si sinistre. Les chaînes des balançoires brisées tintent, bercées par le vent, le tourniquet grince sur lui-même, le toboggan est renversé dans un bac de sable envahis par les herbes hautes. Il ne manquerait plus qu'un loup garou surgisse des buissons et nous voilà, emporté dans un vieux film d'horreur noir et blanc comme le cinéma de la ville nous en passe encore!

Dans un éclat d'humour que j'ai du mal à canaliser et que pourtant je ne trouve pas bien comique, je fais quelques foulées rapides pour lui passer devant et marcher à reculons en la fixant tandis qu'elle continue de marcher devant elle.


_ On ne t'a jamais dit que tu ressemblais à Christina Ricci?
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Fuilla Daverrs
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MessageSujet: Re: Dans le parc   Mar 11 Aoû - 18:14

Un rire s’échappe de ses lèvres à cette idée, évitant de demander combien de kilo il serait capable de glisser dans son assiette, discrètement. Elle n’a pas trop l’air d’une fille qui commande quatre double big-mac dans un mc do, pour sa collation de l’après-midi. Elle se contente de prendre l’invitation et de laisser de côté cet humour qu’elle seule comprendrait. Elle n’a jamais été au Saïgon, mais a surement déjà croisé l’enseigne quelques fois, car le nom ne lui ai pas inconnu.

-Le Saïgon? Je retiendrai!

Elle se promet d’y passer quand l’occasion le lui permettra, pas tant pour les gâteaux que parce que le prétexte pour recroiser Darek. Même si le bavardage avec les clients n’est habituellement pas apprécié par les patrons, voir quelqu’un que l’on connaît est toujours plaisant, même si la conversation ce limite à « je peux avoir un autre verre d’eau? Ton patron à une sale tête.». C’est toujours mieux que de s’enfermer chez-soi et de regarder le plafond sans savoir quoi faire. C’est pas une ville en ruine qui lui enlève les plaisirs sociales de la vie.

Elle laisse leurs pas les mener jusque dans cette partie du parc qui offrait à une époque tous ses jeux simples qui pouvaient amuser des gamins pendant des heures. L’endroit ne doit plus attirer grands enfants, même les plus inconscients ou les plus téméraires. On ne laisse pas un gamin se promener dans la rue si cela n’est pas d’une nécessité essentielle, alors on le laisse encore moins aller jouer dans un parc. Sans le rire des enfants, le décor est d’autant plus sinistre. Dans le rôle des deux jeunes qui flânent là où ils ne doivent pas, ils sont tout les deux parfaits! Elle jette un coup d’œil aux alentours, craignant qu’un vampire débarque, plutôt qu’un lou-garou.

Elle le laisse la dépasser, vérifiant instinctivement que rien ne cloche sur elle lorsqu’il la fixe d’un air malicieux qui le rend tout à fait (croquant) craquant. Elle grimace à sa remarque: on le lui a déjà dit quelques fois, mais un éclat amusé traverse son regard et elle répond en faisant mine d’être offusquée:


- Celle qui joue dans Cursed? … Le pire film du genre que j’ai vu de ma vie!

Il est vrai qu’elle avait manqué de s’endormir en plein milieu du film dont les effets laissaient à désirer. Passant près du tourniquet, elle le pousse pour le faire tourner dans un grincement désagréable qui s’estompe un peu après un premier tour. On avait pas du venir huiler l’objet depuis longtemps. Elle s’accote sur la barre en le regardant, avant de demander:

- Ça doit pas être très achalandé dans les restos ses temps-ci? À part si vous servez des «bloody mary spécial vampire».

Elle grimaça de cette blague. Elle n’aurait pas été surprise que des restaurants ce soient ainsi convertis pour les nouveaux arrivants, question d’éviter la faillite. Valait encore mieux, selon elle, chercher de quoi s'habiller dans les ruines que de s'allier aux vampires pour quelques billets de banque.
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Darek Garell
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MessageSujet: Re: Dans le parc   Jeu 20 Aoû - 22:56

Je réalise soudain que même si le Saïgon est l’un des derniers restaurants qui restent encore ouvert dans la ville parmi quelques autres concurrents, il n’est peut-être pas si connu que ça et lui donner le nom sans autre indication c’est comme lui donner un faux nom pour qu’elle ne le trouve jamais. Le Saïgon est dans le quartier le plus populaire et humainement fréquenté, ce qui m’a fait pensé qu’elle connaissait. Son emplacement offre un double avantage : le fait qu’il y’ait autant d’humain en un même lieu assure un certain sentiment de sécurité car un vampire seul ne s’avanturerait pas là-bas pour attaquer la foule sans risquer de se faire tuer et puis ça garantit des clients pour faire tourner le restaurant. Ça me permet au moins de conserver mon emploi !

_ Le restaurant se trouve dans le quartier populaire en plein centre-ville, tu as dû passer devant des dizaines de fois sans le remarquer.

Le restaurant avait quelque chose de discret. En fait, c’était surtout que la devanture n’avait pas été refaite et que comme les autres bâtiments, il semblait tomber en ruine. Pourtant, malgré la peinture terne et caillée, l’intérieur avait été entretenu et sans atteindre les merveilleux restaurants chaleureux et accueillant d’avant l’ère vampirique, il s’en approchait. Certes, les sourires y étaient commerciaux mais au moins voilà une chose qui ne changeait pas de la vieille époque. Dire qu’à l’époque je voulais être disquaire.

J’arque un sourire à sa réponse et je cherche inutilement dans mes souvenirs si je connais le film dont elle me parle et si on fait référence à la même personne. Je n’ai pas la télévsion et parfois ça pèse un peu. La chasse a quelques peu remplacé ses moments d’ennui mais je ne la pratique pas suffisament pour pouvoir me prétendre arriver au rang des Slayers.

_ Hum… sans doute ! J’ai pas la télé alors excuse ma culture limité.

Je m’assois sur le tourniquet à sa suite et d’un mouvement de jambe, je fais tourner le jeu dans un bruit sinistre. L’objet manque de se déboiter de son pivot rouillé sur lequel il tourne, nous faisant un instant tanguer vers l’avant. Je stabilise le tourniquet en freinant du pied, inutile de faire un autre tour, il n’est pas dit qu’il le supporterait. Je rebondis à sa blague comme un véritable pro de la blague. Difficile de me trouver drôle quand moi-même, je trouve mon sens de l’humour assez douteux.

_ Nan, on ne sert que des Bloody Caroline, notre stock de Bloody Mary est épuisé.

Je redeviens un peu plus sérieux en lâchant la barre du tourniquet que j’ai attrapé instinctivement, effleurant la main de Fuilla par inadvertance (bah tien ! XD) alors que le jeu du parc s’était dangereusement incliné vers l’avant.

_ En fait, c’est vrai que les salles sont rarement pleine et qu’un seul serveur suffit mais tu serais étonnée du nombre de personnes qui viennent encore y manger. On évite le service aux vampires et puis de toute façon, on a pas de sang frais au menu. Mon patron à ça d’honorable qu’il ne traîne pas dans tous les trafics de la ville. Sans soute le principe chinois et leur honneur.
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