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 Le Styx [Club privé pour vampires riches et célèbres]

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Dorka Addams
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MessageSujet: Le Styx [Club privé pour vampires riches et célèbres]   Ven 7 Aoû - 19:17

Je suis arrivée depuis une heure environ dans cette soirée donnée par l’un de ses vampires qui cherchent à étendre son influence en nous impressionnant de ses cocktails où le sang coule comme les bouteilles de champagne chez un milliardaire. C’est une occasion pour les vampires de se raconter les dernières affaires sur la bourse et sur les décisions de Carlisle. Le Styx est bondés des gens «riches et célèbres» du monde des vampires et je sens un certains vent glacé entre certains de ceux qui vouent un culte à Carlisle Smith et moi, qui est affichée, dans les débuts, ma contrariété à le voir agir au grand jour.

Peu importe, j’arrive bien à m’en sortir après quelques mots échangés, faisant comme si ce n’était qu’histoire du passé et que cela m’importait peu. Il y a quand même eut de bonnes retombées dans mes affaires, grâce à la cupidité de certains humains qui ont vue en nous un nouveau moyen pour se faire de l’argent. La soirée avance doucement sans événement majeur. Je ne me suis pas adonnée à la beuverie, laissant les autres planter leurs crocs dans les veines des humains dont la seule utilité ici est de servir de repas. Leurs parfums flottent jusqu’à mes narines, me garantissant une bonne qualité, mais je suis plutôt difficile en matière de sang, et mes dents ne se prennent pas à la nuque du premier humain d’élevage qui passe trop prêt de mes lèvres.

Mon regarde s’échappe de celui qui m’a abordé quelques minutes plus tôt pour converser de la vente de sang en poudre. Autant dire que c’est d’un ennui mortel. Le sang en poudre et l’invention la plus stupide jamais faites et celui qui l’a fait breveter verra sa compagnie tomber d’ici quelques mois. Le sujet de la conversation est mal choisi. Ce n’était qu’une manière comme une autre de m’aborder, mais je ne feins pas de m’intéresser à ce qu’il me dit.

Je cherche une compagnie plus intéressante du regard, espérant lui faire comprendre avec politesse le message d’ennui que je lui lance, lorsqu’une nouvelle odeur vient frapper mes narines. Je sais reconnaître la qualité de cette cuve humaine qui échappe à mon regard encore un moment avant de tomber sur l’humain en question. Si les vampires n’ont pas tous le nez aussi fin que le mien, j’ai tout de même l’expérience, je préfère ne pas trop attendre, risquant qu’il ne soit vider avant que j’aille eut le temps de me débarrasser de la conversation ennuyeuse. Oubliant donc le vampire je le laisse là sans plus de politesse, je me lève de mon siège et, féline, je traverse la pièce pour arriver silencieusement derrière l’humain, venant humer sa nuque dont l’odeur seul arrive à griser l’esprit.
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Zirban
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MessageSujet: Re: Le Styx [Club privé pour vampires riches et célèbres]   Ven 7 Aoû - 20:23

Client : Lord Hampshire ; Location : 12 heures en libre-service ; Lieu : Le Styx. Voilà les quelques informations que notre chef de prison qui aime à ce qu’on l’appelle « conseillère en image » nous a donné, à moi et à mes compagnons de cellules. Ce soir, nous sommes l’une des attractions d’une soirée VIP donné dans un grand Night Club très en vogue chez les fortunés et les célébrités du moment. Une fête donnée à la gloire de Carlisle, à notre seigneur, à l’être représentant la race à laquelle nous dédions nos corps et nos vies.

Nous arrivons un peu avant les premiers invités mais nous devons patienter quelques heures en silence avant d’être servi. Beaucoup d’entre nous tremblote, nous savons que cela peut-être notre dernière soirée. Il arrive que le vampire ne sache pas s’arrêter à temps ou que morsure après morsure, nous finissions par ne plus avoir assez de sang pour vivre. Bien sûr, Lord Hampshire a une bonne police d’assurance et ne craint pas ce petit désagrément. Une marchandise est si vite remplacée !

00h00 : Dans nos costumes élégants, étudiés et pensés pour faciliter la tâche aux vampires, mais toutefois peu luxueux, c'est-à-dire, pas de col et bras nus, comparé aux Lords et Ladies qui se dessinent dans la salle à travers les rideaux, nous nous élançons au signal de notre chef éducateur. 12 coups à l’horloge pour 12 humains d’élevage et à chaque tintement, un de mes camarades de chambrée rentre dans la salle. Je pars au 7ème coup et je serre déjà les poings parce que je sais que dans ce genre de fête, on reçoit plusieurs morsures en même temps et que du haut de mes 22 ans, je ne suis pas encore parvenu à galvaniser la douleur. Mon estomac se serre lorsque je fais mes premiers pas dans la salle. En fait, nous nous contentons de marcher à travers la foule et si un bras nous attrape ou si un vampire attablé nous fait signe de venir nous stoppons. Parfois nous ne discernons même pas l’appel, nous nous contentons de grimacer en sentant des crocs percés notre peau.

On ne peut pas vraiment dire que je me promène. Mon visage est comme à l’accoutumé très vague, mes yeux semblent morts et sans doute faut-il l’être un peu pour pouvoir supporter tout ça. Voir vos compagnons de prison se faire mordre sous vos yeux sans esquisser un geste, simplement en trouvant ça normal parce que les vampires vous ont si bien éduqué que vous ne pensez pas servir à autre chose et tout mouvement de refus ou de lutte serait choquant.

Je ne la sens pas arriver, je n’entends pas son pas derrière moi. Je sais pourtant que les crocs peuvent me saisir à tout instant mais jusqu’à ce que je ressente la froideur derrière moi, il n’y avait personne. Ce vampire est sans nul doute une amatrice de bonne chose sinon elle ne prendrait pas le temps de sentir et se contenterait de planter ses crocs et d’aspirer sans plus de manière. Dois-je me retourner ? Je l’ignore ! Dois-je lui présenter mon cou ? Je ne le sais pas davantage. Ce que je constate c’est que l’on me tourne autour et que si mon sang lui déplait, d’autres attendent de pouvoir se servir. Elle n'a qu'à me dire ce qu'elle veut la panthère féline qui se tient derrière moi et sans réfléchir, je me mettrais à son service pour lui complaire.
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Dorka Addams
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MessageSujet: Re: Le Styx [Club privé pour vampires riches et célèbres]   Ven 7 Aoû - 23:03

Je ne me presse pas, même si je sens l’intérêt cuisant des autres vampires à quelques pas de moi. Un geste de la main les tient éloigner, on respecte les ainés, où on les craint. Qu’importe. On me laisse faire même si le regard de certains m’assure que n’importe qui n’aurait pas le droit de prendre autant de temps. Qu’à cela ne tienne, ces hyènes ne toucheront pas à mon repas et je prendrai le temps que je voudrai pour le dévorer. Que voulez-vous! Je n’aime pas me comporter en vulgaire animal affamé. Mes dents effleurent sa nuque, prêtent à la mordre, mais je me contente de cette caresse avant de me forcer à me reculer. Je dois lâcher un «bat les pattes» à un autre vampire qui voit en mon recul un refus de sustenter ma soif. Il n’insiste pas. Ses soirées ne sont pas faite, habituellement, pour de vulgaire bataille pour une gorgée de sang. Il y a d’autres humains et le manque de finesse de leurs narines ne voit pas réellement la différence entre l’un ou l’autre des humains présents. Et j’en laisserai surement… peut-être. Peut-être que non.

Restant derrière lui, je tourne son menton du bout des doigts pour le forcer à me regarder dans les yeux. Sadique de jouer avec la nourriture ainsi? Je n’aime simplement pas mordre un mort et c’est souvent à cela que ressemblent les cuves de sang. Ça gâche une partie du plaisir que donne les humains libres qui prennent le temps de se défendre. Tenant toujours son menton levé, je fais le tour de lui pour me retrouver face à face, tardant un regard brulant dans son regard vide qui caractérise si bien ces humains. Je ne compte pas lui enseigner ce qu’il doit faire pour me faire plaisir, c’est ce qui me plait, qu’ils essaient de puiser dans leur instinct oublié. Traquer leur âme au fond de leur corps vide. Je touche la peau de son bras dans une caresse légère et glacer, de ma main libre avant d’étirer ma bouche en un sourire charmeur qui ne dévoile pas mes crocs, par habitude d’avoir charmer des humains à l’époque où notre existence était secrète.


- Tu as un nom?

La question à un ton de conversation simple où ma voix traduit un désir contenu. Une telle question ne surprendrait pas un homme qui aime les bons vins. On aime retenir un nom pour le rappeler au détour d’une conversation sur les gout fins que peuvent offrir les agences. Il est aussi plus facile de demander un individu en particulier en sachant son nom lorsqu’on a envie de gouter de nouveau un sang plaisant. Sinon les recherches peuvent se révéler un peu plus longue pour retrouver le bon escorte. Ce n’est là que la seconde raison pour laquelle je lui demande son nom, j’aime connaître mes victimes, d’où mon plaisir de la traque. Il paraît que le nom d’un individu, révèle son âme. Je crois les paroles exagérées, mais il est vrai que la plupart des hommes associent intimement leur nom à leur personnalité. En est-il ainsi pour le bétail? Mon visage se trouve à quelques centimètres du sien et je peux sentir la chaleur de son corps qui contraste avec la froideur de ma peau, m’obligeant à une violence intérieure, invisible de l’extérieur, pour résister à la nécessiter de mordre.
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Zirban
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MessageSujet: Re: Le Styx [Club privé pour vampires riches et célèbres]   Ven 7 Aoû - 23:40

Je n’aurai tourné que quelques minutes dans la vaste salle avant de me faire repérer. Il est vrai que d’habitude ça ne prend pas si longtemps mais je m’étais fait discret parmi les vampires. Peut-être y’avait-il en moi quelque chose que les vampires appelaient « instinct de survie ». Mais la vérité, c’est que je ne sais même pas de quoi je parle et je ne fais que rapporter une sensation avec la définition qu’on m’en a faite. Je suis immobile, le dos tourné à cet être de la nuit et j’attends qu’elle veuille bien se servir. C’est étrange mais je n’ai pas peur. Tout ceci est pour moi normal et je ne la crains pas. Mon cœur est trop vide pour avoir peur de quoi que ce soit.

Je sens ses crocs m’effleurer, je me dis « ça y’est, ces deux lames effilés vont perforer ton cou et tu vas souffrir » pourtant rien ne se passe. Il n’y a que ces deux crocs que j’imagine luisant et blanc qui caressent mon épiderme en silence et moi qui retient mon souffle en attendant que ce jeu veuille bien cesser. Je me dis peut-être que mon sang n’est plus aussi riche et appétissant que lorsque j’étais enfant et dans un sens, c’est une tragédie car cela veut dire que le commerce n’aura plus besoin de moi et je finirai vidé et transformé en sachets de sang en poudre.

Mon visage tourne sans résister à cette main glacée qui enserre mon menton. Mes yeux s’éveillent, redonnant un peu d’éclat à ces derniers alors que je la fixe un instant avant de détourner mes yeux des siens. Je n’ai pas le droit de la regarder dans les yeux, c’est une faute que je viens de commettre. Il faudrait que je retrouve ce regard vague mais cela m’est impossible. Je n’arrive pas à rejoindre mon chemin de rêverie tellement mon cœur bat de mon erreur, je sais qu’elle peut sentir mon sang s’accélérer rien qu’en fixant ma jugulaire et je sais à quel point cela peut-être excitant pour un vampire.

Sa caresse est glacée comme cette soirée. Ainsi éveillé, extirpé de mon chemin de rêve, je ne peux feinter l’indifférence. Cette caresse ne me procure pas de plaisir mais mon corps est crispé à chaque contact. Du coin de l’œil, je devine le sourire qu’elle me donne. Je ne sais pas ce que cela signifie. Voir ses lèvres se dresser ainsi est une prouesse pour mon esprit rigide. Je n’ai jamais réussi à imiter une telle chose ! Peut-être faut-il être vampire pour en être doué ? Encore une chose que j’ignore…


_ Crû de l’année 1991… Zirban, Madame.

Les vampires nous ont appris à ne pas parler avec trop d’entrain, ni plus fort que la personne qui pose la question, cela étant pris pour une marque d’irrespect et après la faute que j’ai commise, je n’ai pas envie de faire un nouveau faux pas. Je ferme alors les yeux car je sais que je suis capable d’un nouveau regard avec elle. Si mon éducateur l’apprenait, je subirai une peine atroce, la rééducation comme il le dise. Briser nos esprits une nouvelle fois pour réimplanter leurs leçons de servitude jusqu’à ce que nous agissions sans réfléchir, simplement par réflexe.
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Dorka Addams
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MessageSujet: Re: Le Styx [Club privé pour vampires riches et célèbres]   Sam 8 Aoû - 20:05

Cette humain m’amuse. Il serait facile de le forcer à me regarder, si je le lui ordonnais. Malgré les conventions qui l’oblige à ne pas me fixer, me faire plaisir, faire ce que je lui demande, passerait avant. Je pourrais enfoncer mes ongles dans sa chair et lui demander posément de me regarder et pourtant l’envie n’y est pas. Sa lutte intérieure m’est plus agréable et je risquerais de lui faire retrouver cette air d’automate en lui ordonnant quelques choses. Il serait plus facile pour lui de savoir ce que je veux, puisqu’il n’aurait pas à ce poser la question.

Il se crispe et son sang accélère sa course lorsque la peau de ma main le touche, comme pour me provoquer. Il ne me craint pas moi et pourtant à son rythme cardiaque trop rapide, il est facile de deviner quelques troubles en son esprit. On ne saurait dire exactement ce qui traverse l’esprit de ses humains et qui s’en soucis d’ailleurs. Je connais les risques qu’il court s’il me prenait l’envie de me plaindre que ses yeux aillent croiser les miens. L’agence est très sévère et ne tolère pas les écarts, pour ne pas perdre leurs meilleurs clients. J’en ai parfaitement conscience et pourtant cela ne m’empêche pas de vouloir les défaire de leurs carapaces glaciales. Je l’observe un moment, contemplant le tressautement à la base de son cou, que provoque l’énervement de son flux sanguin.

Mordre ou ne pas mordre! Tel est la question! Son nom s’inscrit dans ma mémoire. Il pourrait être vieillit encore, être meilleur dans quelques années, avant que son sang ne tourne, si l’agence l’emploi bien et s’il survit jusque là. Mes réflexions se font rapidement. Après avoir effleuré son cou du bout des doigts, je le force à reculer jusqu’à l’acculer à un mur. Je n’ai pas encore prit l’habitude de mordre quelqu’un en plein milieu de pièce, c’est vieux jeu je suppose. Mon regard ne quitte pas ses paupières closes, me demandant combien de temps il peut tenir les yeux fermés ainsi. Il m’amuse. Il faudrait qu’il en épprouve une certaine fierté, moi qui m’ennuyait ce soir. Ma main ce glisse sous son vêtement, pour caresser la peau de son ventre et s’arrêter à la hauteur de ses côtes. Mes doigts se resserrent jusqu’à ce que mes ongles s’incrustent dans sa peau et que je sente le sang perler sous mes doigts.

L’odeur plus forte qui se repend en quelques secondes me grise avec une force surprenante, martelant mon crâne et poussant mes ongles un peu plus profondément encore dans sa peau avant de relâcher ma prise doucement, sans quitter la hauteur de ses yeux et recouvrant l’autorité sur mes sens. L’âge ne nous met pas à l’abri de l’attrait du sang et seul la volonté m’empêche de me comporter comme un vampire de trois lunes, mais même en étant presque à l’écart des autres, l’odeur de la blessure ne me permettra pas d’être tranquille encore bien longtemps, je le crains.

Loin de moi l’envie de m’empresser, mais mon regard retombe vers la base de son cou, tenant compte pour la première fois des marques sur sa peau, trace de ceux qui y ont bu avant moi, sans pourtant m’émouvoir. Je veux seulement assurer que mes dents ne se planteront pas exactement au même endroit qu’un autre vampire. Ma main reste posée à la hauteur de ses côtes alors que mon autre main se pose sur son épaule. Ma tête se penche vers son cou que je prends encore le temps d’humer, avant de déposer mes dents contre la peau. Les canines s’enfoncent lentement pour percer la chair, juste ce qu’il faut pour sentir quelques gouttes glisser dans ma gorge et par réflexe mes main se resserre sur lui pour l’obliger à ne pas bouger. Que ce soit l’automatisme d’un corps ou non, avec le bétail on ne peut pas connaître la réaction d’avance. Mes dents ont à peine le temps de se désincruster que ma langue passe sur la blessure pour laver le sang déjà libéré avant qu’instinctivement ma bouche provoque la succion nécessaire pour que le sang jaillisse de la blessure pour couler dans ma bouche. Un gout de fer et de sucre se mélange, me montant à la tête, sans que l’odeur n’aille vraiment pu préparer le coup. La pression que j’exerce sur lui, pour qu’il reste acculé au mur est surement plus forte que nécessaire et mon cerveau est tiraillé entre la nécessité d’arrêter par soucis de convention, ou de se laisser aller à l’instinct primaire de le vider complètement.
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Zirban
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MessageSujet: Re: Le Styx [Club privé pour vampires riches et célèbres]   Mar 11 Aoû - 0:10

Mes yeux sont clos durant d’interminables minutes. Si je les gardes fermés, je suis plongé dans l’attente angoissante de ses crocs dans mon cou. Si je les ouvre, je suis face à mon bourreau. Aucun des deux choix n’est vraiment des plus agréables. En tout cas, ouverts ou fermés, une chose ne change pas : je suis soumis à la volonté de ce vampire.

Je demeure un instant surpris par la main qui me pousse en arrière et pourtant mon regard toujours clos ne cherche pas à savoir où elle m’entraîne. Je sens un choc contre mon dos et l’arrière de mon crâne vient taper contre le mur qui s’est matérialisé derrière moi. Je sens à peine la chaleur des luminaires accrochées au mur. Elle a dû me conduire dans un endroit discret mais j’entends encore le bruit de la foule, nous n’avons pas quitté la pièce.

Je ne cherche pas à fuir, je ne cherche pas à me débattre pourtant j’ai pleine conscience de ce qui m’arrive. J’ai conscience que je suis la proie, que je suis soumis mais je n’arrive pas à envisager autre chose pour ma vie. Sa main glisse sur mon ventre sans que je m’y offusque. Je suis habitué aux caresses glacées de ces femmes pourtant si séductrices et charnelles. Une plainte passe mes lèvres lorsque ses doigts griffent… nan, plus que griffer, se plantent dans ma chaire. J’amenuise la douleur en soufflant doucement alors que les cils de mes yeux clos vibrent avec force, mais voilà qu’elles les enfoncent davantage. Ma lèvre supérieure vient pincer l’inférieure alors que quelques tâches légères apparaissent sur ma chemise blanche. Je sais qu’elle aurait la force de les enfoncer encore et même de m’éventrer si elle le voulait !

Mais maintenant que quelques gouttes se sont échappées sur ma peau, je sais que je deviens le saint graal et que beaucoup vont essayer de venir en ma quête. Ma soirée commence avec cette blessure sur ma peau et va se poursuivre par d’autres. Elle se penche à nouveau dans mon cou, je sais que cette caresse froide n’a rien d’une marque d’affection. Mes yeux s’ouvrent subitement en sentant les crocs entrer dans ma peau, mes yeux sont exorbités, ma pupille dilatée, alors que je cherche à agripper quelque chose pour me débarrasser de la douleur. Mes mains frappent le mur derrière moi en tentant d’agripper n’importe quoi, mais la surface est plus lisse qu’une peau de bébé et mes mains ne trouvent rien à serrer. Mes plaintes attirent du monde qui tourne autour de nous tout en restant à distance raisonnable. Je vois leur visage qui nous fixe, leur langue qui se pourlèche les lèvres. Mais la douleur m’empêche de m’attarder sur les détails et en désespoir de cause, je viens à mon tour agrippé ses bras. Je sais que mon corps n’en sera pas libre pour autant mais voilà la solution pour que mes plaintes ne deviennent pas des cris.

Ainsi disposés, une sorte de connexion cauchemardesque nous unit. Ses dents qui se resserrent sur ma peau provoquent une pression plus forte de mes mains sur ses bras. Comme si je lui envoyais des messages en morse, chaque douleur qu’elle m’inflige correspond à une pression. Je sais que je ne peux pas lui faire mal, je n’en ai ni la force, ni le droit. Je n’ai pas le droit non plus de lui demander d’arrêter, je dois attendre qu’elle me lâche d’elle-même, qu’elle décide de faire une pause avant de replanter ses crocs ou de partir vers une autre « cuve ». Qu’elle parte ou qu’elle reste n’a pas d’importance, je n’échapperais pas plus à la douleur puisque d’autres attendent. Ma bouche haletante laisse passer des plaintes à n’en plus finir. Ce sont de légers souffles dans son oreille et j’ignore si cela l’importune ou si elle y trouve du plaisir. Je ne sais pas si je serai capable de me faire plus silencieux si elle me le demandait. Dans la cellule ou je vis avec mes compagnons, certains disent qu’il y’a une plante capable d’insensibiliser la zone mordu mais je sais que ce n’est qu’un mythe comme ces histoires qu’on se raconte pour se distraire et plus important, garder un peu d’espoir dans une vie ou nous savons que nous en avons que très peu. Si j’ai de la chance, je vivrai jusqu’à 30 ans, c’est la plus haute limite rapportée.

Mes jambes commencent à devenir coton et mes mains ne pressent guère plus ses bras. Je sens ma chemise humide à la base du cou et quelques lignes de mon sang chaud glissent dans mon dos. Ses crocs m’agrippent si fort, je ne sais pas pourquoi elle m’accule aussi sévèrement contre ce mur, je ne peux guère lui échapper… ou peut-être me provoque-t-elle ? Peut-être qu’elle se dit que la douleur me poussera à faire encore un faux pas… ce que je fais bien malgré moi. Ma main monte jusqu’à son cou pour tenter de détacher ses dents de ma peau. Ma main empoigne son menton pour la repousser. Je mentirai si je disais qu’il ne m’était pas arrivé de songer à le faire lorsqu’une morsure devenait trop violente mais jamais encore, je n’avais mis ma pensée à exécution et là encore, cela n’avait servit à rien car je ne parvenais pas à me défaire d’elle.
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Dorka Addams
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MessageSujet: Re: Le Styx [Club privé pour vampires riches et célèbres]   Dim 30 Aoû - 15:43

Je sens vaguement la pression de ses mains enserrant mes bras et son cœur qui palpite plus rapidement encore, comme pour mieux propulser son sang jusqu’à sa blessure et me facilité la tâche pour le boire, comme si j’avais eut besoin que cela me fut plus facile. Son rythme cardiaque s’accorde à celui de ses plaintes qui éveille en moi l’instinct primitif qui vous pousse à tuer. Il doit s’agir d’un miracle pour lui d’être encore vivant, alors que tout de ses gestes et de ses souffles excite l’esprit d’un prédateur. Mes pensées se concentrent sur mains serré sur ses bras, les forçant à se détendre pour ne pas de nouveau enfoncer mes ongles dans sa peau, me permettant de profiter des arômes du breuvage, sans être trop grisé à en perdre les sens.

Alors que le flux sanguin ce fait encore abondant, je sens sa main venir appuyer sur mon menton pour me repousser, me rappelant dans l’empressement la règle de laisser en vie ces humains et me prenant momentanément par surprise. Ça force ne lui permet pas d’arracher mes dents à sa gorge et je sais que je pourrais sans mal m’abreuver encore à cet humain jusqu’à ce qu’il perde connaissance, sans que cela ne le tue et sans qu’une quelconque tentative de me repousser ne puisse me gêner. Pourtant, je sais aussi que ce serait de la pure gourmandise et non pas un besoin de sustenter ma soif, qui me pousserait à agir ainsi.

Au delà de la force de son geste, c’est donc plutôt le fait qu’il songe à essayer de me repousser qui me surprend : un manque de soumission de la part d’une cuve a toujours quelque chose d’agréablement surprenant. Si cela sonne comme une provocation à continuer pour faire montre de la domination du prédateur sur sa proie et en mettrait plus d’un en colère, la pression qu’exercent mes dents logées dans sa chair s’amenuise presque aussitôt, avant de le relâcher complètement, comme si je choisissais de me plier à sa requête silencieuse. Ce n’ai pas par délicatesse de ma part, plutôt un moyen de m’amuser à le décontenancer un peu plus encore. Je me recule un peu, suffisamment pour pouvoir détaillé son visage plus blême qu’avant la morsure, mais pas assez pour donner aux vampires l’impression d’en avoir tout à fait terminé. Mes mains relâchent enfin ses bras, dévoilant des marques qui bleuiront en quelques heures surement, et trahissant la trop forte pression que j’ai dut mettre dans le geste, malgré ma volonté de contrôler mes gestes.

D’une main je relève doucement son menton et vient poser mes lèvres, rouges de son sang, sur les siennes, pour un bref baiser dont je doute qu’il puisse partager un quelconque plaisir. Je ne relève par aucune violence ou paroles les erreurs qu’il aurait fait et ce n’ai pas moi qui s’en offusquerait. Sentant que j’ai assez abusé de la patience des autres, je décide qu’il est temps de me retirer et laisser à d’autres le loisir de goûter le nectar vermeil. Je caresse sa joue qui semble déjà moins chaude par manque de sang avant de lui murmurer, aimablement:


-Bonne soirée, Zirban.

Je lui décoche un dernier sourire charmeur avant de m’éloigner, sans un coup d’œil pour ceux qui seront les suivants à se délecter de la cuve humaine. Il faut seulement espérer que les jeunes vampires sauront suffisamment apprécier la boisson pour ne pas l’achever comme un vulgaire porc.
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Sherrie James
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MessageSujet: Re: Le Styx [Club privé pour vampires riches et célèbres]   Mar 15 Sep - 19:26

(Pardonnez mon inscrute, mais est-ce que le sujet est terminé ? Merci de me le signaler, si oui ^^ ]

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    J'ai 1 fleur, Hiiihouu ! ^^ Merci mes fans Razz
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Zirban
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MessageSujet: Re: Le Styx [Club privé pour vampires riches et célèbres]   Dim 7 Fév - 0:14

On va dire qu'il l'est! ^^

Sujet clos par Sharona Adams
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MessageSujet: Re: Le Styx [Club privé pour vampires riches et célèbres]   

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