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 L'usine (centre d'élevage de cuve à sang de luxe) [libre]

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Zirban
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MessageSujet: L'usine (centre d'élevage de cuve à sang de luxe) [libre]   Sam 6 Fév - 23:19

Tous les mois en moyenne, chaque « cuve » bénéficiait de quelques jours où leur peau était épargnée des crocs de la gente vampire. Ces quelques jours n’étaient pas toutefois de tout repos comme cela aurait pu laisser le penser. Une batterie de test était passé à chacun pour vérifier la qualité, réévaluez la marchandise, revoir son prix, etc… Les prises de sang qui pour une fois n’était pas source alimentaire, révélait les anémies de chacun, révélait si tel ou tel spécimen était fragile. On revoyait l’équilibre de chacun avec un menu établi avec des diététiciens renommés, on se chargeait de faire disparaître au laser le surplus de trace de morsures pour présenter un produit aux allures toujours plus alléchantes. Les apparences auraient été une nouvelle fois trompeuses, si les quelques visiteurs qui venaient à l’usine pensaient que tout était fait dans l’intérêt des « échantillons », la vérité était tout autre. Il était important de garder le contenant en bonne santé, uniquement pour son contenu. L’Usine, comme elle se faisait appeler, ne faisait pas dans le bas de gamme. La sang récolté ici et les spécimens y vivant étaient de véritables trésors gustatifs.

L’Usine était moderne et à la pointe de la technologie. Etroitement surveillée, autant pour les visiteurs que pour les résidents forcés, son fonctionnement ne cessait jamais. Scientifiques, gardiens, médecins, diététiciens, etc étaient autant de personnes que l’on pouvait croiser dans l’immense édifice. Au troisième sous-sol, se trouvait dans des salles aseptisées, les prisonniers dans leur linge blanc. L’endroit était toujours propre et les résidents aussi. Jamais l’Usine ne tolèrerait de voir son image détériorée par la morsure dans un cou crasseux d’un de leur produit. Ils étaient tous très propre dans leur pyjama blanc.

Zirban avait passé son test médical avec succès et se reposait maintenant sur sa paillasse. Le dos de la main posée sur les yeux, il amenuisait la lumière vive qui s’échappait des néons au-dessus d’eux. Il devait être une vingtaine dans la pièce, guetter au travers d’une vitre sans teint, étudié comme des animaux, jugé comme des produits sans vie. Au terme de la journée, certains quitteraient l’usine à tout jamais pour rejoindre le centre commercial et être soldé comme de vulgaires objets qui ne répondent plus aux attentes qualitatives des clients. A partir de cet instant, leur vie serait bancale et il pourrait s’estimer heureux de vivre un an de plus.

Car même si de cette vie, Zirban ne la souhaitait à personne, l’Usine veillait sur eux. Certes, un accident était arrivé et ils pouvaient mourir sous les crocs mais ce n’était qu’un faible pourcentage de perte par rapport aux morts en dehors du bâtiment. Ici, ils étaient couvés et la peur de l’extérieur, intensifié par les cadavres qu’on leur rapportait déchiquetés par des vampires, en guise d’exemple, garantissait leur soumission.

La porte automatique s’ouvrit dans ce même bruit de mécanisme hydraulique qui faisait se nouer les estomacs. Après le repos, le travail devait reprendre de plus belle. Les catalogues de produits avaient été remis à jour et distribués à la résidence vampire… Ce qui provoquait toujours un afflux de clients au centre. Après que les spécimens eurent été nouvellement purifié, leur sang avait un petit goût frais qu’il perdait à mesure que le temps passait. Il n’y avait donc pas une minute à perdre pour se procurer ce sang reviviscent et la foule affluait aux portes de l’établissement. Tous les employés s’activaient à organiser les commandes et à donner satisfaction aux clients. Les caisses ne cessaient de tinter de l’argent qui y rentrait et qui finirait dans les coffres de Mademoiselle Adams.

Attrapé les uns après les autres, ils étaient conduits dans les services appropriés pour être livré ou encore pour être dégusté sur place dans les salles VIP ou encore dans le restaurant de l’établissement. Ce complexe de plusieurs étages était pensé pour répondre aux besoins les plus pointilleux des consommateurs. Zirban fût saisit tout comme les autres et dû suivre le pas pressé du gardien qui le menait dans l’ascenseur menant aux 15ème étage: Les salles VIP. Des chambres luxueuses tout équipées d’un bar, d’appareils électroniques et autres qui étaient loué par de riches vampires qui voulait déguster leur « vin » en paix. La porte s’ouvrit, Zirban y fut poussé et le garde disparut après que la belle double porte sculptée de scènes de massacre furent refermé.

Dans cet environnement feutré, Zirban fit quelques pas incertains. Un feu holographique ondulait dans une belle cheminée de pierre, qui donnait à la pièce, un air de manoir alors qu’un pas dans le couloir changeait totalement la réalité et rappelait que ce lieu n’était qu’une prison. Zirban était-il le premier à arriver ou le client voulait-il le surprendre au moment où il s’y attendrait le moins? Ses pieds nus s’enfonçait dans le moelleux tapis tandis qu’il parvenait à son centre. Patiemment et craintivement de la douleur prochaine, il attendit.
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Ozalee Pawan
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MessageSujet: Re: L'usine (centre d'élevage de cuve à sang de luxe) [libre]   Dim 7 Fév - 23:38

Le temps n'avait plus prise sur Ozalee depuis des lustres. Il semblait s'écouler sans que l'Amérindienne ne s'aperçoive que les heures devenaient des jours, et les jours, des années, puis des décennies. Alors, attendre après ce morceau de viande qu'elle avait dûment payé devait lui faire le même effet d'indifférence qui la gagnait toujours quand elle devait patienter. Mais, cette fois, le vampire piétinait sur place. Elle avait hâte de voir si le sang de ses humains choisis entre tous serait meilleur que le liquide vital qu'elle traquait dans les rues sombres de ce pays anglais.

Elle avait flambé quelques milliers de dollars pour avoir la chance de se louer une chambre VIP et le distributeur de sang qui allait avec. Elle n'avait pas d'occasion à fêter, ni de promotions ou de nouvelles qui valent la peine de débourser une si grande somme pour croquer dans le cou d'un humain. Elle était seulement envahie d'une curiosité malsaine pour cette industrie. Dans son pays d'origine, les vampires étaient encore quelques choses de tabou qui hantaient les légendes qu'on murmurait autour d'un feu pour faire peur aux enfants. Ici, les vampires étaient la race dominante. Ozalee n'avait donc jamais connu une usine à humains comme celle-ci. Elle était arrivée au meilleur moment du mois, là où le stock était renouvelé pour éveiller les papilles des êtres de la nuit. Elle avait jeté un rapide coup d'oeil sur les hommes de la liste numérique et avait arrêté son choix sur un beau brun qui avait une qualité supérieure aux autres. Avant que le vampire chargé des commande ne lui enlève le ''menu '' des yeux, Ozalee retenu son nom : Zirban. Un nom hors du commun, rare même. Elle aimait bien. Peut-être était-il un homme venu d'ailleurs, comme c'était le cas de certains ''repas'' qui avait attirés son regard pendant qu'elle survolait le catalogue. Se faire les dents sur quelques choses d'exotique ne lui ferait pas de mal. Boire autant de sang anglais depuis deux ans lui faisait regretter le sang des Nord-Américains, beaucoup plus riche, plus nutritif.

Ozalee fut surprise de ne pas voir sa commande déjà arrivée quand elle poussa la porte de la chambre. Elle en profita donc pour faire le tour des lieux, commençant par le salon, puis la chambre, dans le fond du couloir. Elle dormait rarement et couchait avec quelqu'un encore moins souvent. Son partenaire vampire lui manquait encore et même si elle s'amusait à jouer avec les pulsions des hommes, elle n'était jamais aller jusqu'à les mettre dans son lit. Et puis, aucun ne lui faisait le même effet de son géniteur. Peut-être qu'elle se laisserait attendrir un jour par les beaux yeux d'un homme ou seulement par manque...

C'est alors qu'elle le sentit arriver. Il avait une de ces odeurs succulentes qui la faisait déjà saliver. Ozalee, à une autre époque, lui aurait peut-être sauté au cou sans préambules et l'aurait vidé malgré le contrat qui s'empêchait de le faire. Elle se calma, se répétant que cette belle pièce ne lui serait pas enlevée et que personne ne le chassait à part elle. Mais on ne faisait pas taire un instinct centenaire en claquant des doigts. Elle prit encore une fois une grande respiration qui ne fit que la faire devenir plus impatiente encore.


- Bouh...

Soudainement, elle se retrouvait la bouche à quelques centimètres seulement de son cou si succulent... L'espace d'une seconde, elle fut tentée de lui planter les crocs dans la carotide. Mais ce genre d'humain qui tremblait à peine à l'idée d'être seul dans une pièce avec un vampire l'intriguait. Ozalee respira seulement l'odeur encore plus forte qu'il dégageait. Elle glissa doucement devant lui et le regardant sans gêne les traits magnifiques de son visage.

- Tu es encore mieux que sur ta photo...

Elle marcha autour de lui, un sourire amusée sur les lèvres.

- Et encore, tu n'es pas terrorisé comme les autres.
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Zirban
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MessageSujet: Re: L'usine (centre d'élevage de cuve à sang de luxe) [libre]   Lun 8 Fév - 12:57

En un instant, ce fût le grand silence et malgré la température agréable de la pièce, Zirban sentit le froid lui scellé les os. L’instant se figea en même temps que ces gestes. Cette présence fantomatique, cette apparition spectral dans son dos. Elle était derrière lui la bête aux crocs, le buveur de sang, la créature de la nuit qui avait voulu s’épargner la chasse inutile pour quérir sa nourriture. Ici, on trouvait le meilleur à condition d’y mettre le prix. Mais que cette cliente soit une richissime héritière, une femme d’affaires en vogue, ou une simple vampire ayant économisé quelques années pour pouvoir mordre à son cou, le résultat serait le même. De son sang qui coulait dans ses veines, il viendrait bientôt teinter les crocs blancs du client. On avait pas habitué Zirban à être simplement regardé, il coûtait trop cher pour que son sang reste simplement sous sa peau. Ainsi était le quotidien qu’on lui réservait. Il n’y avait pas d’étonnement à en avoir, le jeune homme ne s’en étonnait lui-même plus depuis longtemps.

Les premiers sons, musique féminine, lui apparurent comme un souffle glacée sur la peau de son cou. Elle inhalait déjà les vapeur invisibles de son corps, conçu pour mettre la communauté vampire en appétit. Pour un être tel que lui, il était inutile de se cacher car son parfum le trahirait toujours.

Elle glissa face à lui, dévoilant un regard presque qu’angélique qui ne signifiait plus rien à ses yeux. Les vampires pouvaient bien avoir la face juvénile d’un enfant de 5 ans qu’il n’en démontrait pas moins de cruauté dans la morsure… au contraire, la frustration de ces derniers, les poussait même à n’être que plus violent pour combler ce qu’il associait à une faiblesse. Zirban n’était pas éduqué à répondre aux compliments. Un plat ne vous remercie pas lorsque vous dites à voix haute « Que c’est délicieux », il en était de même pour lui. Mais le cas échéant, les éducateurs avaient enseigné à chaque spécimen une centaines de petites phrases dans plusieurs langues à répondre en contexte. Zirban répondit en y mettant un ton forcé, bien que ce compliment si c’en était un, ne signifiait rien pour lui.


_ Merci.

Il n’était qu’une proie qui voyait le fauve tourner autour de lui pour attaquer sous le meilleur angle. Il ne bougeait pourtant pas, s’étant résigné depuis longtemps à son statut. On lui avait appris à ne pas se montrer trop entreprenant et à attendre que l’ordre soit donné de vive voix… c’est le client qui mène la danse et non le contraire. Il fallait attendre que la vampire décide de la prochaine étape. Pour l’instant, elle l’observait. Certains clients n’aimaient pas mordre au cou et faisait preuve d’originalité, d’autres ne plantaient jamais les crocs dans sa chair et préférait utiliser une lame aiguisé pour couper nettement la peau et récolter le jus s’écoulant. Et encore d’autres, aimaient voir le spécimen se trancher les veines et remplir une coupe à champagne de son sang. Ils disaient que cela était moins barbare et plus élégant. C’était devenu une pratique à la mode chez les gens de la haute-noblesse ces derniers temps.

Zirban conservait le regard légèrement baissé pour ne pas jeter un regard trop insistant sur sa cliente. Bien sûr qu’il avait peur… mais sa peur n’était pas dirigé vers le vampire, plutôt vers l’appréhension de la douleur. Chaque morsure n’était pas indolore. On apprend jamais totalement à se faire à la douleur et beaucoup de vampires seraient déçus si leur proie ne montrait pas un peu de souffrance en étant mordu. Comme les hommes, chaque vampire était différent et certains se délectait de la douleur infligée. Quelques clients se présentaient à l’usine sans avoir soif outre-mesure car dans ce lieu, il n’y avait pas besoin d’être affamé pour s’y présenter, et il venait simplement jouer avec quelques esclaves, juste par gourmandise et amusement malsain. Pour la somme qu’elle devait avoir dépensé, sans doute, savait-elle ce qu’elle désirait de lui pour rentabiliser sa location. Quelques milliers de livres sterling pour quelques heures de « plaisir »…
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Ozalee Pawan
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MessageSujet: Re: L'usine (centre d'élevage de cuve à sang de luxe) [libre]   Mer 10 Fév - 23:59

Ozalee sourit quand elle attendit la réponse de Zirban. Une réponse toute faite et dites machinalement, voilà ce que c'était. Il n'avait même pas compris le compliment. L'Amérindienne déplora cependant son manque... d'humanité ? Ce qu'elle aimait des humains, c'est qu'ils étaient toujours imprévisibles. Si la vampire était restée si longtemps au Québec entourée d'humains, c'était parce qu'elle s'amusait de ce qu'elle était avant. Dans cette petite province francophone, les vampires ne courraient pas les rues comme dans plusieurs autres villes. Alors, toujours avec un amusement non-feint, elle s'était fait des amis humains en leur cachant ses origines plutôt surnaturelles. Un à la fois, c'était toujours plus facile, et elle disparaissait quand on commençait à se demander pourquoi elle ne prenait pas une ride. Elle avait passé sous silence cet épisode de sa vie aux vampires anglais puisqu'ici, c'était la chasse pure et dure. Ce mélanger dans une race faible comme les humains n'était plus une nécessité et était mal vue.

La dame de la nuit arrêta de tourner autour de son repas pour s'approcher encore une fois à quelques mètres de ce corps si odorant. Il ne la regardait pas depuis son arrivée et cela agaçait la belle femme figée dans le temps. Sans être brusque, elle glissa sa main sous son menton et l'obligea à lever la tête et, en même temps, son regard.


- Regarde-moi.

Le regard bleuté se plongea dans celui plutôt gris de Zirban. Ce qu'elle vu la laissa plutôt sur sa faim. Alors qu'on les appelait les mort-vivants dans plus d'un conte et légende, des deux personnes dans cette pièce, c'était Ozalee qui avait l'air la plus humaine. Dans le regard de la cuve sur pattes, c'était le vide abyssal. De l'avis de l'Amérindienne, c'était pathétique et terrifiant à la fois. Même si son sang était encore goûteux et recherché, elle ne lui donnait pas plus d'un an avant qu'il finisse par être une loque sans âme. Après ça, il signerait surement son arrêt de mort.

- Zirban... Un beau nom... Tiens-toi tranquille et tu ne sentiras presque rien. Promis.

À ce dernier mot, Ozalee eut un petit sourire moqueur. Pas besoin de lui faire de mal outre-mesure, mais c'était mentir que de lui dire que la morsure ne serait pas douloureuse. Et il devait le savoir plus que personne.

Elle pencha doucement la tête vers le côté droit du cou du bel homme et jeta un regard un peu découragé sur les nombreuses morsures qui était à peine guéris. Elle glissa un doigt intéressé sur les petits points rouges qui lui décoraient le cou d'une macabre façon. Ozalee respira encore un fois son doux parfum avant de planter sans hésitation dans la peau tendre de Zirban. Instinctivement et sachant que le jeune homme pourrait tout aussi bien se défendre face à l'agression qu'il vivait, elle colla son corps froid contre le sien et enroula ses bras autour de lui, une main dans son dos et une autre au niveau de sa tête, pour l'empêcher de faire un mouvement brusque qu'il regretterait. S'il se comportait l'espace d'une seconde comme une proie, Ozalee ne savait pas si elle allait pouvoir se contrôler. Lorsqu'elle goûtait au sang, elle devenait une bête sauvage.

Ce qu'elle avait payé valait vraiment le sang de cet homme. Plus riche que la majorité des gens, le liquide rouge avait un autre goût, beaucoup plus doux, presque sucré. Elle laissa ses dents enfoncées dans le cou de Zirban quelques secondes, le temps qu'elle soit certaine que le sang coule sans problèmes. Puis, elle ne fit que boire le liquide chaud qui s'écoulait des deux petites plaies, de plus en plus affamée.
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Zirban
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MessageSujet: Re: L'usine (centre d'élevage de cuve à sang de luxe) [libre]   Jeu 11 Fév - 15:28

Sa main avait glissé sous son menton comme c’était souvent le cas. Sa tête s’était levé et ses yeux avait continué de fixer un point autre que la jolie vampire. Il l’avait finalement regardé car c’était un ordre. Ses yeux avait quitté la flamme holographique de la cheminée pour venir plonger dans son regard. Cependant, ses yeux ternes dépourvu de vie la regardait sans émotion. Un puits de néant à la place de la pupille. Les spécimens de l’usine méritait bien leur nom de cuve. Il n’avait d’humain que l’apparence mais leur vie semblait être prisonnière à l’intérieure de leurs corps sans pouvoir s’en échapper. A la fois conscient et inconscient de ce qui leur arrivait. Des prototypes avaient été lancés sur le marché, plus « vivant » que Zirban ne le serait jamais. Des êtres qui ressemblaient plus à l’homme « sauvage » avec les avantages des spécimens captifs. Il y’avait à craindre que ces derniers soient un réel succès et que Zirban soit bon à jeter. Plus que du sang, les vampires voulaient du jeu.

Zirban inclina légèrement la tête sur le côté pour faciliter l’accès au cou, aux crocs luisants. Si elle trouvait son nom beau, ce n’était pas à lui qu’elle le devait. Il n’avait pas choisi son nom, on l’avait fait pour lui. Tout comme on avait choisi son père et sa mère, tout comme on avait choisi de quelle couleur seraient ses yeux, ses cheveux, sa peau… Zirban, était-ce vraiment un beau prénom? Qu’est-ce que c’était « beau »? A chaque fois qu’on le sortait de sa cellule et qu’on le confrontait au monde extérieure, il se posait plein de question que son esprit rigide, maintes et maintes fois brisé, n’en avait pas les réponses.

Elle jouait le long de son épiderme à lui redessiner des blessures antérieures que le laser n’avait pas pu entièrement effacer. La peau tendre mais tendue de son cou résista un peu à la morsure. Zirban happa un filet d’air, réagissant d’une plainte incontrôlée qui s’amenuiserait lorsque les crocs auraient fini de percer la chair. Ne « sentir presque rien »? Était-ce seulement possible? Les quelques centimètres de crocs étaient des pointes qui ne se posaient pas la question. Maintenant, il pouvait estomper ses plaintes puisque les dents bien logées dans sa gorge ne bougeaient plus. Lui-même fût amené à ne pas s’échapper mais aurait-il pu vraiment y penser? Plaqué contre la femme à servir, il se contenta de laisser échapper à intervalles irréguliers quelques souffles plaintifs lorsqu’elle aspirait son sang hors de sa plaie. A croire que les seuls instants où son humanité lui revenait un peu et que ses yeux s’éveillaient était lorsque la douleur le ramenait à la réalité. Ses mains se serrèrent dans le vide et il n’était pas rare que Zirban s’écroule avant que la morsure ne soit finie. L’énergie finissait toujours par disparaître en même temps que son liquide vitale et ce ne fût que la force vampirique d’Ozalee qui le maintînt debout contre elle.

Son cou percé laissait échapper des filets de sang qui se perdaient dans son dos et sur son buste, s‘écoulant jusqu‘à disparaître dans les fibres du tissu blanc. Son pyjama fut bientôt souillé de quelques taches qui s’agrandir peu à peu, s’élargissant sur le linge. Sa faim se faisait grandissante et il n’aurait jamais assez de sang pour la ravir, ni assez de pouvoir et d’énergie pour lui dire d’arrêter avant qu’il ne soit trop tard. Dans combien de temps cela serait le cas? Zirban ne pouvait encore le dire. Il était pleinement conscient et tant que ses yeux ne tournaient pas dans leur orbite, c’est qu’il pouvait encore résister. Ne plus entendre de gémissement aussi discret soient-ils seraient aussi un indicatif à la vampire pour lui dire qu’elle était en train de le tuer. Mais elle n’était pas brutale comme certains vampires, il y’avait tellement de façon de mordre et de boire. Elle était parmi les plus douces qui ne vous déchiquète pas la peau en plantant plusieurs fois les crocs et en bougeant la mâchoire pour faire couler plus de sang. Zirban prenait peu à peu des allures de drogué, pâle, de plus en plus flasque, le poids de son corps devenait de plus en plus lourd à ses jambes de coton. Était-ce lui ou ça y était, ses yeux commençaient à papilloter, signalant que la limite était atteinte? Son cœur battait moins vite et ses souffles étaient plus légers, finalement ses jambes cédèrent totalement…Il était en état de choc.
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Ozalee Pawan
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MessageSujet: Re: L'usine (centre d'élevage de cuve à sang de luxe) [libre]   Ven 12 Fév - 20:34

Ozalee avait oublié depuis longtemps le monde autour d'elle pendant qu'elle avalait avec avidité la liquide vital de la cuve. Il ne restait plus que le corps de Zirban dans ses bras et sa respiration qui lui chatouillait le creux de l'oreille. La première gorgée était toujours la meilleure, celle qui pouvait décider si la victime allait être vidé ou tout simplement abandonnée, pas assez goûteux au goût du prédateur. Mais ce n'était même pas une question qui se posait pour la cuve qu'Ozalee venait de se payer.

Sa faim était immense et il devenu évident que les litres limitées du corps de Zirban n'allait pas rassasier la gourmandise de la belle Amérindienne. Il y avait bien plusieurs minutes que la vampire s'abreuvait quand elle perçu le souffle changeant de sa proie. Elle sourcilla, mais son instinct repris le dessus et elle continua quand même malgré qu'elle ressentait de plus en plus la lourdeur du corps de Zirban qu'elle retenait encore contre elle. C'est lorsque les jambes de l'humain cédèrent que Ozalee, surprise par ce changement soudain, libéra le cou de celui-ci et prit réellement conscience qu'elle avait été à deux doigts de le vider complètement. Elle dû le retenir pour ne pas qu'il tombe sur la moquette tâchée de quelques goutte de sang. Le jeune homme n'en menait pas large et en le voyant aussi pâle que la mort, Ozalee commença à s'inquiéter. Le contrat était clair : Le spécimen devait être en bonne état quand l'utilisateur allait le rendre. Ce qu'elle tenait entre les mains étaient tout sauf en bonne état !

Le cœur de Zirban battait encore même avec le peu de sang qui circulait encore. Elle devait le cacher, le temps qu'il reprenne complètement ses esprits. Si elle avait la malchance de voir un des gardiens qui s'occupaient des cuves se pointer le nez dans le loft, elle pouvait tout aussi bien dire qu'elle allait vivre un véritable enfer. Quand elle était arrivée en Angleterre, on lui avait dit de faire attention de ne pas offusquer la ''femme'' d'affaire prénommée Sharona. Si elle trouvait une de ses cuves mort par sa faute, ce serait la dernière chose qu'elle aurait fait dans sa vie.

Tirant le jeune homme comme s'il était un vulgaire sac, la vampire traversa le couloir et entra dans la chambre pour le mettre sur le matelas. Caché du regard des visiteurs indésirables, elle avait peut-être plus de chance de s'en sortir sans que rien n'y paraisse. Elle était vraiment dans de beaux draps.

Ozalee n'avait pas loué Zirban pour la nuit puisqu'elle n'avait pas voulu se servir de son corps autrement que pour se nourrir. Elle allait surement avoir à faire au gardien qui attendait l'homme dans quelques minutes si elle n'appelait pas rapidement la réception pour se donner du temps. Ressortant de la chambre, la femme fouilla dans le petit sac où elle gardait la liasse de monnaie qu'elle avait apportée pour l'événement. Il n'en restait plus grand chose. Elle les compta rapidement. Il y en avait assez pour deux heures de plus, c'était certain, mais elle doutait qu'elle en avait assez une nuit entière. C'est que Zirban faisait partie de l'élite de Sharona. Le prix était presque le double du tarif normal. Peut-être qu'un petit pot-de-vin serait assez apprécié pour qu'il lui laisse encore deux heures de plus..
.
Elle jeta un regard sur le téléphone qui était la ligne directe pour la réception. Allez ! 5000$ de plus ou de moins dans les poches, était vite oubliée quand on risquait de mourir une deuxième fois. Ozalee décrocha le combinée et fit le code pour parler à la réceptionniste.


- Oui, ce serait pour garder ma cuve... J'ai changé d'avis... Toute la nuit si possible... QUOI !... Non, non, ce n'était pas un problème... Appelle si c'est terminé...Oui, Merci.

En rapprochant, elle se dit qu'elle aurait mieux fait de le tuer et de profiter de son sang au prix qu'il lui coûtait. Elle avait à peine trois heures devant elle. Qu'il soit sur pied rapidement et qu'il dégage, la vampire ne voulait pas payer encore une fois pour sa gaffe et un humain trop faible pour tenir jusqu'au bout de son travail.
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Zirban
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MessageSujet: Re: L'usine (centre d'élevage de cuve à sang de luxe) [libre]   Ven 12 Fév - 21:51

La pièce tournoyait devant ses yeux avant de se couvrir d’un voile noir. Son esprit était embrumé, son corps était difficilement irrigué, ses lèvres avaient virées au bleu et le froid s’était installer au bout de ses doigts. Le côté positif est qu’il ne ressentait plus la douleur. Il planait à dix milles lieux de la réalité dans un cauchemar au puits sans fond. Il n’eut aucune conscience d’être traîné sur quelques mètres et déposé sur le matelas de la chambre, pas plus que le reste. Mais ce n’était pas la première fois qu’un vampire n’avait pas su s’arrêter ou que plusieurs morsures consécutives l’avait conduit au même état. Leur corps, plus résistant, fabriquait plus rapidement le stock sanguin qui leur manquait, contrairement aux humains du monde extérieur, c’est sans doute ce qui le sauverait une nouvelle fois ce soir.

Au bout de presque deux heures de plus, Zirban eut la force d’ouvrir légèrement les yeux. Le plafond de la chambre à coucher se présenta à son regard et il ne su ô comment, il s’était retrouvé là. Son dernier souvenir remontait à ses mains plaqués contre lui et à ses crocs dans son cou. La pièce était vide. Zirban monta une main à sa chair percée que deux plaies enflées décoraient à nouveau. Il était allongé dans son sang mais la blessure avait commencé à coaguler. Tout le mécanisme de renouvellement sanguin était en marche mais Zirban aurait bien eut besoin d’un petit coup de pouce que la vampire ne lui avait pas apporté. Les habitués savaient comment réagir en cas d’alerte et la petite pochette plastique accrochée à la porte de la chambre, contenant le feuillet des consignes de sécurité et d’urgence n’avaient sans doute pas été lu dans l’excitation du moment. Le numéro d’urgence pour contacter l’équipe médicale ou les soins à apporter en cas de gourmandise exacerbée seraient sans doute mémorisées pour une prochaine fois… la situation lui ayant certainement servi de leçon dans le cas où elle voulait réitérer l’expérience.

Peu importe, si elle ne connaissait pas les bon automatismes à avoir, lui les connaissait. Les éducateurs de l’usine leur avait enseigné à chacun, les bon gestes à avoir en cas d’anémie sanguine. Il fallait qu’il profite des quelques forces retrouvées pour se donner les soins nécessaires sinon le temps jouerait contre lui. Zirban glissa du lit, avec une maladresse que le peu d’énergie qu’il avait dans les jambes rendait lourd et instable. La cuve suivit la traîne de sang sur le parquet et sortit dans le couloir, s’étalant presque contre la porte de la salle de bains pour pouvoir tenir debout. S’accrochant au lavabo, son regard s’accrocha difficilement à ce que contenait la pièce mais les automatismes enseignés le conduire à ne pas devoir faire preuve de plus de concentration que son état ne le permettait. Il finit par s’asseoir sur le bord de la vaste baignoire-jacuzzi. Déchirant des sachets aseptisés contenant une aiguille, il prépara le nécessaire pour une transfusion de macromolécules et de sang artificiel qu’il éliminerait peu à peu lorsque son sang goûté reprendrait sa place dans ses veines. La poche suspendue délivra bientôt son liquide en un goutte à goutte qui se terminait dans la veine du bras de Zirban. S’il n’était pas déjà trop tard, cela suffirait à le sauver et la vampire n’aurait pas à payer les pénalités de l’assurance. Certains êtres de la nuit, richissimes, se fichaient bien de devoir payer les quelques millions de pénalités et cela leur faisait ni chaud, ni froid de voir une cuve agoniser sans composer le numéro d’urgence ou tenter de la garder en vie.

La poche s’écoulait doucement dans son organisme, atténuant cette impression de ne plus toucher terre. Le masque à oxygène vînt gagner son visage et ses poumons s’emplirent d’un air neuf qui vînt réalimenter ses organes. La poche d’air se gonflait et se regonflait de façon plus prononcé à mesure que les minutes s’écoulaient et Zirban ressentit le tambour de son cœur à nouveau, venir cogner derrière sa toute fraîche plaie. A mesure que son corps regagnait le chemin de la vie, Zirban sentait son visage pencher sur le côté, assaillit par un besoin de repos. Sa joue gagna le carrelage froid qui paraît les murs et ses yeux se clore dans un sommeil contre lequel il ne pouvait lutter.
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Ozalee Pawan
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MessageSujet: Re: L'usine (centre d'élevage de cuve à sang de luxe) [libre]   Sam 20 Fév - 13:21

Peut-être s'était-elle un peu emballée en croyant que la patronne de toutes ses cuves allait la tuer en voyant qu'elle avait vidé un de ses garde-manger vampirique. Mais on lui avait appris il y avait bien longtemps qu'envisager le pire en toutes situations n'était pas une mauvaise chose. Les gens, en 100 ans, avait changé leur manière de punir, mais même si on lui répétait qu'ils étaient devenus plus civilisés que dans sa vie d'humaine, Ozalee n'y croyait pas un mot. Elle avait vu trop de choses dans sa ''vie'' pour accepter cette nouvelle réalité. Alors, c'était pour cela qu'elle avait tout simplement paniqué lorsqu'elle s'était aperçu qu'elle s'était laissé aller avec Zirban.

Après avoir laissé l'esclave dans la chambre, la jeune femme s'assis sur le fauteuil en cherchant un moyen de se sortir de cette situation fâcheuse. Si elle avait pris la peine de faire un peu plus le tour des lieux quand elle était arrivée, peut-être aurait-elle vu le sac contenant tout se qu'elle avait besoin pour sauver la vie de Zirban. Mais celui-ci était arrivé trop tôt pour que la vampire puisse le faire. Il l'avait trop tenté pour qu'elle s'occupe d'explorer d'avantage. Avec un peu de chance, elle pourrait peut-être partir et laisser le corps dans le lit. Il finirait par le trouver. Elle ne su pas combien de temps elle resta immobile dans le loft à attendre patiemment l'idée géniale qui ne venait pas. Elle n'entendit ni les bas faibles sur le plancher ni la respiration de plus en plus forte de sa proie qu'elle avait bien failli tuer. C'était bien plus facile de chasser dans les rues ! On tuait la victime, on laissait le corps là et tout le monde était content ! Mais garder un humain en vie était nettement une affaire bien plus difficile que l'aurait pensé l'Amérindienne. Elle aurait dû garder son argent au lien de faire la curieuse.
C'est en se levant que pour voir si Zirban était mort qu'elle failli se prendre le pied dans les jambes de celui-ci, couché sur le carrelage. Bon, une bonne nouvelle, il était vivant. À entendre sa respiration prononcée, elle n'avait plus à s'inquiéter. Elle se trouva stupide ne pas ne avoir pris le sac à la porte de l'appartement. Heureusement, la cuve avait eu la vitesse d'esprit de le faire à sa place. À vivre comme il le faisait, la jeune femme se serait laisser mourir, mais celui-ci semblait bien décidé à vivre. Peut-être parce qu'il n'avait jamais vécu autrement.

Aussi bien attendre quelques minutes avant de le réveiller. Si le petit papier dans le sac d'urgence était véridique, il allait être sur pied d'ici une demi-heure. Et comme elle avait quand même payé la nuit au complet à cause de son empressement à cacher la faute qu'elle avait commise, elle pourrait bien sortir un peu et faire l'envie de quelques vampire moins nantis les quelques heures qui lui restaient. Et puis, l'air frais ne pouvait pas faire de mal à l'humain. La Vampire doutait même qu'il sorte de temps en temps. Aussi bien se faire ''pardonner'' en le faisant sortir. Et puis, si on parlait d'elle pour avoir mis la main sur une des cuves les plus chères de Sharona, Ozalee en serait ravie.

Assise confortablement dans le sofa et zappant d'une chaine à l'autre sur l'immense écran plasma, la femme entendit Zirban se lever. Son odeur était moins alléchante qu'il y avait quelques heures, peut-être parce qu'elle avait mangé à sa fin. Elle se tourna dans sa direction avec le plus beau sourire au monde, enfin, si on ne prenait pas la peine de remarquer les deux canines qui lui donnait un air sinistre, et s'adressa à lui comme si de rien d'était.


- Puisque je t'ai loué pour toute une nuit, tu ne t'offusqueras pas que tu m'accompagnes pour une petite marche nocturne ?
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Zirban
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MessageSujet: Re: L'usine (centre d'élevage de cuve à sang de luxe) [libre]   Dim 7 Mar - 14:56

Le carrelage froid du mur contre sa peau n’était pas sans lui rappeler l’enveloppe vampirique qu’il devait s’efforcer de réchauffer avec son sang. Ses yeux sombres s’allumèrent d’une nouvelle poussée de vie soumise lorsque ses pupilles luisantes apparurent derrière ses paupières. Sans doute fusse le choc dans une de ses jambes qui l’appela à rouvrir les yeux. Il n’avait jamais vraiment beaucoup dormi sauf pendant les semaines de remise en forme… c’était une perte d’argent conséquente s’il fallait attendre que chaque produit entretiennent 8 heures de sommeil quotidiennes. Au lieu de ça, une coupe d’heures étaient suffisantes à ce que leur organisme réponde à nouveau aux volontés des vampires même si le corps, quant à lui, témoignait d’une fatigue implorante. Les vampires d’un âge avancé ne concevait plus la fatigue comme un aspect normal de la vie. Mort depuis longtemps, il devait avoir oublié que les mortels souffraient cette faiblesse quand on réclamait plus que ce qu’ils ne pouvaient offrir. Bien heureusement, les produits de l’Usine, avait ça de bien que leur code génétique était programmé pour fonctionner plus vite que la moyenne des mortels et ainsi redevenir de merveilleux petits êtres serviles en un claquement de doigts.

Sa tête lourde encore bourdonnante de la migraine et des douleurs qui tambourinaient sous sa peau, se leva en sa direction. Ses doigts vinrent défaire les aiguilles qui lui piquaient les veines. Une légère goutte de sang d’un rouge intense se forma à la pointe de l’aiguille lorsque celle-ci émergea de sa peau. Se dégageant du masque à oxygène, il appuya sur ses jambes aussi lourdes que l’était sa tête et se laissa glisser le long du carrelage froid pour se redresser. Son regard vide se garda bien de croiser le regard de sa « maîtresse » et se contenta de fixer la traînée rouge qui marquait le sol blanc avec un air si détaché qu’il sembla si peu important que son corps eut été meurtri. Elle disparut avant qu’il eut finit de se redresser comme si elle n’avait été qu’une fumée volatile qui s’envole au moindre courant d’air mais le bruit de la télévision dans la pièce voisine se fit comme un signal que la nuit ne faisait que commencer.

Son regard se porta hasardeusement sur le vaste miroir au dessus du lavabo dorée et ce fût comme s’il se découvrait pour le première fois. On avait bien peu de miroir en zone carcérale, qu’il n’était pas rare de mourir sans jamais avoir vu son visage. Il ne s’attarda pourtant pas sur sa peau blanche, ni sur son haut maculé de sang séché, ni sur sa plaie encore suintante d’un éclat blanc. Si on lui avait appris à se soigner lorsque son corps arrivait à l’agonie, on ne faisait que peu de cas du fait qu’il soit blessé et bien que l‘illogisme était à ne rien faire, il agit en ce sens. C’était au service de « maintenance » de s’occuper de son état après le passage d’un client et de constater si les dégâts causés demandaient un surplus sur le forfait payé (Razz).

Zirban sortit de la salle de bains, il n’était pas dans sa nature de gagner des minutes en restant terré dans une pièce à attendre que le vampire se lasse et vienne le chercher. Même s’il ne pouvait lever la tête noblement, c’est toujours avec vaillance qu’il se présentait à la morsure et aux jeux diaboliques des vampires. Ses pas plus bruyants que ne l’étaient ceux d’un être de la nuit se dirigèrent vers les dialogues qui se dégageaient de l’écran soudé au mur, sur fond de mélodie dramatique. A croire, qu’il y avait toujours plus pire que son existence.

A distance raisonnable, ni trop près, ni trop loin… il ne vit pas grand-chose de son sourire mais se serait plus surpris à regarder une bouche sans croc que le contraire. Son âme pas assez éveillé ne capta pas le paradoxe de l’intonation qu’elle mettait dans sa voix et qui aurait rendu fou de rage tout mortel. De même que « s’offusquer » n’était pas dans son comportement, il n’avait que faire de sortir dehors et marcher que de finir coucher sur le divan à subir les assauts des crocs blancs. Il ne choisirait jamais ce qu’il ferait. Il est vrai que les cuves sortaient rarement de l’Usine ou encore sous une lourde escorte. On craignait trop que l’extérieur influence le comportement qu’ils devaient aborder à l’intérieur. Sur la carte descriptive de chaque produits qu’on pouvait consulter sur les bornes automatiques de l’usine, à partir de l’écran TV des chambres ou encore du catalogue papier… on pouvait s’assurer que le produit comportait bien le sigle AS, autorisation de sortie. Les produits bénéficiant de ce sigle était ceux dont on doutait qu’il puisse un jour se rebeller mais outre cette autorisation à voir l’extérieur, elle n’excédait pas deux heures.

Zirban inclina la tête en guise d’approbation. Il n’aurait pas fait autrement, qu’importe sa demande…
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Ozalee Pawan
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MessageSujet: Re: L'usine (centre d'élevage de cuve à sang de luxe) [libre]   Sam 20 Mar - 20:39

Le manque d'énergie de Zirban agaçait un peu la belle vampire. Bien sûr, elle s'était fait les dents dessus et elle avait abusé un peu du liquide chaud et délicieux qui lui coulait dans les veines, mais ce n'était pas une raison pour avoir l'air plus mort qu'elle! Voyant qu'il ne réagissait pas encore à sa demande, elle ne pu que soupirer, lui montrant du même coup qu'elle voulait un peu plus de réaction de sa part, une partie déjà perdue d'avance au regard sans vie qu'il lui jetait encore. Pourquoi dépenser autant pour quelque chose qui n'allumerait même pas l'instinct de chasseur du plus sauvage des félins ? Ozalee avait cru qu'elle se serait amusée avec le jeune homme, mais on semblait préconiser dans cette industrie la docilité et la soumission. Tout le contraire de l'Amérindienne. La prochaine fois, elle chasserait elle-même. C'était bien plus amusant, mais surtout beaucoup moins problématique et cher !

Mais Zirban faisait si pitié à la jeune femme qu'elle ne put se résigner à le laisser là pour encore une bonne partie de la nuit. Et puis, si on parlait un peu d'elle parce qu'elle était sortie avec une des cuves de Sharona, ça lui serait quelque chose avec quoi elle pourrait se vanter. Elle attrapa donc son manteau près de la penderie - un peu inusité si on considérait qu'elle était pieds nues- et attrapa le bras de l'humain pour obliger à la suivre, si encore, il avait refusé de mettre les pieds dehors. Elle marcha les quelque pas qui la séparait de l'ascenseur et la fit descendre jusqu'au rez-de chaussée. On lui jeta des regards curieux, autant à elle qu'à Zirban, mais la vampire ne les remarqua à peine. Le vent de cette belle soirée lui caressa les cheveux. Heureusement pour le garde-manger vivant, il ne faisait pas froid et les humains normaux auraient bien apprécié ce soir clément - s'il se risquait encore à sortir à cette heure !

En sortant, Ozalee n'avait pas vraiment su quoi faire avec son petit protéger d'une nuit. Aller dans un bar de vampire à cette heure n'était peut-être pas la meilleure idée du siècle, surtout si quelques compagnons de la jeune femme de la nuit voulaient se faire les dents gratuitement. Zirban n'était pas mort, heureusement pour elle, et elle allait surement pas risquer de le blesser mortellement pour un peu de renommée dans la ville anglaise. Cela déçu un peu la canadienne. Elle aurait voulu prendre son pied encore un peu, mais ce n'était pas vraiment possible si elle devait surveiller Ziban. Si au moins, il se défendait un peu, elle n'aurait pas à se soucier de lui, mais même un enfant aurait pu le mettre au tapis dans son état.
Elle décida donc de piquer vers le bois marchant lentement pour ne pas perdre son diner de vue. Elle guettait une réaction de sa part, un sursaut, un regard intéressée sur quelque chose, n'importe quoi. La tranquillité des lieux ne rendit pas l'Amérindienne nerveuse. C'était plutôt normal un samedi soir. En plus, on ne pourrait pas la berner sur son terrain de chasse. Elle était donc beaucoup plus détendue qu'à l'ordinaire.


- Zirban...Elle aimait beaucoup ce nom, elle était curieuse de savoir s'il voulait dire quelque chose. C'est triste que tu ne réagisses pas plus que ça. Ta patronne n'est pas une vampire qui doit s'amuser souvent pout avoir une ribambelle de petits soldats dociles comme toi. M'enfin, peut-être qu'elle les aime comme ça... Les seules fois où tu sembles réagir, c'est quand tu souffres. C'est décevant.

Ozalee tourna la tête vers un grand buisson où elle percevait un bruit. Elle resta méfiante quelque secondes avec de continuer sa marche, pas vraiment sûre de la source du bruit.
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MessageSujet: Re: L'usine (centre d'élevage de cuve à sang de luxe) [libre]   Jeu 1 Avr - 19:02

La vampire pouvait-elle encore croire qu’il pouvait lui dire non? Agrippé par le bras, il se sentit balloté par la force qu’elle avait mise à l’emmener avec elle. L’effort fût conséquent pour que ses jambes encore instables ne le laissent choir dans les corridors de l’Usine. La suivant dans les couloirs, la tête baissée, ses yeux faisaient parfois de la gymnastique, attirés par toute l’opulence du lieu. Il n’était guère habituer à redescendre en empruntant les couloirs réservés aux clients. Là, on pouvait voir de tout, des pancartes publicitaires habilement liées au décor en passant par les plus jolies tapisseries et potiches qui devaient encore exister dans le pays. Le tout éclairé par des spots puissants pour rendre la beauté du jour sans mettre le commun des vampires en danger. Il n’y avait d’ailleurs pas de fenêtres à cet étage, seulement des trompes l’œil qui donnaient sur de magnifiques paysages en plein jour, la lumière se propageant comme-ci elle provenait de ces derniers. L’ascenseur n’était pas en reste. Sublime cube de verre illuminé, il laissait ses occupants dominer la ville durant les quelques secondes qu’il lui fallait pour rejoindre le rez-de chaussé. L’accueil, en quelque sorte, avait tout d’un palace hôtel. Très smart, il n’y avait que quelques subtilités pour témoigner des activités qui s’y déroulaient de jour comme de nuit.

Zirban avançait d’un pas qui se voulait homogène à la marche de la vampire. Elle lui épargnait au moins l’humiliation de le faire sortir de l’enceinte de l’Usine avec une laisse et un collier comme les exemples que l’on voyait sur les mannequins de la boutique souvenirs… Le must sécurité! Aucun danger que la « cuve » ne vous échappe avec ces petites merveilles de technologies munis d’une puce GPS et de tout un arsenal pour retrouver le produit. Et cela sans compter sur la fonction DELETE s’il passait l’envie de retirer le collier sans le code du propriétaire et la clé magnétique. Comme le disait si bien Sharona, c’était dommage de se séparer d’une de ses créations mais pas dramatique. La banque de données munis de tous les codes génétiques étaient là pour recommencer là où l’un s’était arrêté… un peu comme une recette que l’on se plaît à refaire encore et encore.

Les portes s’ouvrirent sur un monde que Zirban n’avait que trop rarement l’opportunité de fréquenter. Il fit un bref arrêt en sautant la pierre froide des quelques marches qu’ils avaient à descendre sous ses pieds nus et cet air si étrange, appelé vent qui ne semblait pas venir d’un ventilateur comme dans leur cage. D’ailleurs le bruit qu’il faisait était agréable, ce n’était pas le bourdonnement incessant de la grosse machine, c’était plutôt quelque chose de discret… reposant. Il ne se souciait pas vraiment de l’endroit où elle le menait, se contentant de la suivre en silence. Le sol lisse de l’asphalte finit par se faire rugueux, de petit cailloux venaient à s’enfoncer dans la mollesse de sa plante de pied… ils quittaient peu à peu la ville pour rejoindre un lieu un peu plus « sauvage ». Ce n’était pas un lieu qu’il était habitué à fréquenter. Les anciens clients qu’il avait servi préférait les lieux plus urbanisé, plus fréquenté et l’air de la ville prit des senteurs différentes, des senteurs indescriptibles à son odorat d’esclave. Il faisait sombre et Zirban ne voyait plus vraiment grand-chose mais les ombres qui se dessinaient autour de lui était un spectacle que les yeux baissés, il découvrait pour la première fois.

Sa « patronne »? Il était rare de voir Sharona dans les sous-sols de l’Usine. Elle ne semblait pas venir s’abreuver au cou de ses créations. Peut-être chassait-elle, peut-être se préparait-elle des menus spéciaux, que pouvait-il en savoir? Mais les gardes qui parlaient parfois disaient que Sharona n’était pas une femme qui se laissait dépérir dans son métier et qui prenait beaucoup de plaisir dans ce qu’elle entreprenait. Ce qui transparaissait également, c’est qu’il ne valait mieux pas l’avoir comme ennemi… la colère d’une femme est quelque chose, mais celle d’une femme vampire en est une autre surtout quand cette dernière possède argent et pouvoir. Les mots ne lui vinrent pas pour expliquer ce que lui-même, il ne comprenait pas vraiment… c’était là la vision des employés de l’usine mais il avait du mal à traduire ce que cela signifiait.

Toujours formuler une solution lorsqu’un client témoignait un mécontentement. Toujours fouiller dans les nombreux cours de pseudo commerce enseignés par les tuteurs. Zirban parla d’une voix faible et désolée, s'il pouvait l'être, il était le sujet de la plainte après tout… ses services n’avaient pas plu.


_ Veuillez pardonner mon incompétence à vous satisfaire. Déposez votre plainte au bureau des services après vente et l’on vous redirigera vers un produit qui répond plus à vos demandes.

Si une bête immonde avait émergé subitement du buisson, Zirban n’en aurait pas plus bronché, trop peu habitué à avoir peur, trop peu habitué à savoir d’où peut arriver le danger et pas encore sûr de savoir si dans son cas, s’il faut vivre ou mourir pour être heureux.
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Ozalee Pawan
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MessageSujet: Re: L'usine (centre d'élevage de cuve à sang de luxe) [libre]   Lun 5 Avr - 19:14

Il était à peine trois heures du matin alors que Zirban et Ozalee marchaient côte à côte dans le petit sentier de la forêt. À cette heure, avant qu'elle arrive à Londres, la femme de la nuit aurait déjà quitté le monde des mortels pour son petit abri au creux de la forêt boréale, une vieille tanière à ours à l'occurrence. Elle avait vécu ses dernières années au Québec avec le strict minimum. C'était bien pour ça qu'elle avait eu assez d'argent pour se payer la cuve qui marchait de façon mécanique à quelques centimètres d'elle. Elle n'avait pas de maison à elle, ni de grandes dépenses à faire. Elle ne faisait qu'entasser les pièces d'or au cas où elle en aurait réellement besoin. Disons que cet achat de luxe qu'elle avait fait ce soir n'était pas le meilleur investissement de sa carrière de vampire, mais elle ne le regrettait pas encore.

Quand il lui répondit avec une de ces phrases tout droit sorti du livre du parfait petit soldat, elle fut tout simplement découragée, mais elle se rendit à la conclusion qu'elle n'allait pas le faire changer en une nuit. Aussi bien se faire à ce magnifique garde-manger avec des abdos de rêve, mais terriblement monotone. Il y avait bien une chose dans laquelle Zirban avait tort lorsqu'il lui répondit : Elle avait quand même été satisfaite. Bon, ce n'était pas la façon de se nourrir la plus amusante qui soit, mais elle n'aurait jamais pu trouver un humain normal avec un sang aussi nourrissant. Elle n'aurait surement plus à chasser pour une ou deux semaines avec le repas qu'elle s'était payé.

En moins de deux, elle se retrouvait encore contre le corps de Zirban, ses lèvres à quelques centimètres de son cou mutilé par ses deux crocs. L'odeur de l'homme réveilla une fois de plus l'instinct de prédateur d'Ozalee et il s'en fallu de peu pour que celle-ci enfonce une fois de plus ses canines dans la chair tendre de Zirban et lui voler ses dernières gouttes de vie qui coulaient encore dans ses veines. Elle ferma les yeux quelques secondes le temps de se ressaisir. Pas le moment de faire un acte irréfléchi comme elle l'avait fait dans le loft de Sharona. Dans le fond, elle l'aimait bien ce pauvre petit mortel que la vie n'avait pas épargné. C'était seulement désolant qu'il n'est pas un esprit à lui. Ozalee se souvenait trop bien de la servitude et la soumission qu'elle avait du enduré un moment dans ses premières années de vampire pour que les gens ne se méfient plus d'elle dans son petit village. Cela ressemblait presque à ce que Zirban avait à endurer nuit et jour. La seule différence, c'était qu'Ozalee n'avait pas perdu l'esprit entre temps.

Toujours les lèvres collées contre l'oreille de Zirban, la jeune femme sourit et commença à parler.


- Oh ! Je ne suis pas aussi insatisfaite que tu le crois ! Tu es une cuvée excellente, tu peux en être fier.

Encore une fois, le ton était plutôt sarcastique, mais le jeune homme n'allait surement pas s'en apercevoir.

- Et puis, je t'aime bien. Dommage que tu sois intouchable. Je me serai fait un plaisir de te faire devenir un des nôtres. Tu serais bien mieux traité avec nous que maintenant en tout cas.

Avec une intention mi-moqueuse, mi-amicale, Ozalee lui ébouriffa les cheveux et repris son pas léger, jetant un regard derrière elle pour être certaine que l'homme la suivait toujours. Ils rencontrèrent un autre vampire en chemin qui fut sérieusement intéressé par Zirban. Le regard que lui lança Ozalee le tint cependant en respect, mais la jeune femme espérait seulement qu'il n'aille pas chercher ses petits amis aussi affamés que lui.
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MessageSujet: Re: L'usine (centre d'élevage de cuve à sang de luxe) [libre]   Mer 7 Avr - 20:54

Zirban se sentait fatigué mais bien sûr, il le taisait et cette énergie qu’il n’épuisait pas dans la conversation, il la mettait dans ses jambes pour la suivre sur ce long sentier qui s’enfonçait dans la forêt. Il ne faisait pas très froid mais ses pieds nus étaient un peu engourdi par la fraicheur du sol et il était plus habitué, malgré tout, à la chaleur des petits salons où on le dévorait, qu’à la fraîcheur d’une nuit à la belle étoile.

Il lui sembla que même ses efforts les plus insistants ne lui permettait pas d’obtenir pleinement satisfaction. Il ne savait pas… on ne lui avait pas apprit tout ça, on ne lui demandait pas de parler, d’échanger, de réfléchir… elle était l’une des premières à manifester autant l’envie de le voir se comporter comme un humain sauvage… Elle avait fait une erreur en le choisissant! Il faisait parti de l’ancienne génération. Le genre de produit phare que l’on retrouve de catalogue en catalogue. On ne lui avait pas transcris les valeurs de la défense comme les nouveaux produits qui déferlaient sur le marché depuis quelques temps et qui commençaient peu à peu à le rendre obsolète. Dans cette misère, ils étaient tous frères, pourtant c’était bien des alliés qui allaient le transformer en viande froide à cette allure. Toujours était-il que Zirban n’avait jamais vu d’humains sauvages et c’est à peine s’il savait que leur apparence était en tout point semblable à la sienne. Il était comme un petit enfant naïf entre deux âges… celui de savoir si le père-noël existe ou si ce n’est qu’une affabulation des uns et des autres inventé pour leur faire espérer en un monde plus beau.

Si on l’avait doté de la peur, Zirban aurait sans doute trésaillit et cela à chaque fois que les vampires se déplaçaient de cette manière, d’une manière si vive qu’ils disparaissaient du regard quelques secondes pour réapparaître penchés sur votre cou. Elle était glacée et dans le faible vent de la nuit, il s’en rendait compte avec bien plus de clarté. Elle était là, prête pour son second repas. Il n’était pas rare qu’on se resserve un petit verre pour se donner un peu de plaisir et c’est tout naturellement que Zirban se prépara à accueillir une nouvelle morsure. Sa voix fit taire le vent pour n’être que l’unique son sifflant à son oreille. Elle disait qu’il pouvait être fier mais ce mot sonnait creux et n’avait pas de signification pourtant nombreux étaient les soirs ou Zirban avait envie d’apprendre l’essence des mots qu’utilisaient les gens pour communiquer mais c’est comme si les portes de la connaissance lui demeuraient fermées.

Mais s’il y’avait une chose dont il était sûre et même si cela avait mis des années à se construire de façon compréhensible dans son esprit, c’est qu’il n’aimait pas les vampires et que jamais, s’il pouvait lutter, il ne permettrait qu’on le transforme en ces êtres qui lui avait fait tant de mal. Ces yeux s’élevèrent quelques instants dans ceux de la vampire en signe de violente dénégation. Pour qui se prenait-elle? Elle lui prenait déjà son sang et là, elle voulait prendre sa vie? Zirban ne pouvait que dire avec les yeux ce qu’il était incapable d’exprimer avec des mots. Sa bouche s’entrouvrit pourtant pour contester mais il n’aurait jamais réussit à se faire comprendre et de toute façon, il n’avait pas à le faire. Son regard était déjà de trop. Ses lèvres se refermèrent presqu’aussitôt.

Elle ne sembla pas lui en tenir rigueur. A moins que ce geste qu’elle avait eu soit une punition. Alors c’était vraiment la punition qu’il préférait parmi toutes. Elle secouait un peu mais elle ne laissait pas de traces sur sa peau, ni de sang sur ses vêtements. Il reprit la marche derrière elle, ralentit par un vampire qui vînt à se positionner à ses côtés mais qu’Ozalee avait remis sur le droit chemin… c’est ce qui était à espérer en tout cas.

Passant près d’une large flaque, Zirban admira les étoiles qui s‘y reflétaient. C’était un spectacle terriblement rare pour lui, pourtant il adorait les étoiles. Ces petits points mystérieusement brillantes au-dessus d’eux, inaccessibles. Il n’avait jamais levé la tête pour les contempler, se contentant de les admirer dans des reflets de verres, d’eau ou toute surface réfléchissantes. Finalement, cette sortie n’était pas si mal.
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Ozalee Pawan
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MessageSujet: Re: L'usine (centre d'élevage de cuve à sang de luxe) [libre]   Sam 24 Avr - 19:36

-Hé bien, il était temps que tu réagisses un peu! Ce n’est pas comme cela que tu vivras une semaine de plus.

Elle regarda avec un sourire satisfait le jeune humain qui, une fois de plus, avait baissé les yeux en gage de soumission. Mais Ozalee était contente, elle avait réussi à rallumer, l’espace d’un infime instant, l’humain sauvage qu’on avait voulu, avec acharnement, étouffer dès l’enfance. C’était un humain comme ça qui titillait la prédatrice dans la tête de l’Amérindienne. Un humain qui a peur et qui est prêt à tout pour survivre était un humain imprévisible. Et c’était ce que le vampire considérait comme pouvant avoir ‘’l’honneur’’ d’être choisi pour nourrir une âme centenaire comme la sienne. Lentement et surement, Ozalee allait faire changer ce petit humain qui l’intéressait d’une façon mystérieuse et incontrôlable. Elle payerai encore quelques centaines de dollars pour le voir si elle réussissait à le mettre à son goût. Et là, elle serait contente de payer pour ce bel homme qu’était Zirban. Mais pour l’instant, elle s’amusait du regard curieux que la cuve avait sur chaque objet qui ne se retrouvait pas à l’intérieur d’une bâtisse.

Cela lui prit quelques secondes avant qu’elle remarque que les pas de Zirban derrière elle s’étaient estompés pour laisser place au silence de la forêt. Elle se retourna vivement, croyant une seconde que le jeune homme avait décidé de se sauver. Elle ne lui en aurait pas vraiment voulu après avoir vu comment la patronne traitait sa marchandise. Elle aurait fait la même chose à sa place. Mais Zirban avait seulement arrêté de marcher pour regarder une flaque d’eau. Ozalee arqua un sourcil, perplexe. Qu’est-ce qui était si intéressant à regarder ?

Ozalee s’approcha avec la même silencieuse élégance qui caractérisait tout les vampires et, curieuse, se pencha à la même hauteur que Zirban, à quelques centimètres de lui. Elle sourit en voyant toutes les petites étoiles qui se reflétaient dans l’eau de la dernière pluie. Ces mêmes étoiles, elles avaient bercées son enfance et tous les contes amérindiens qu’on lui avait racontés autour du feu de joie. Si elle n’était pas restée auprès de son peuple après sa transformation, la jeune femme se souvenait encore de toutes leurs légendes qui défiaient le temps comme elle le faisait elle-même.


-Il est triste que les étoiles ne soient plus là à chaque soirs comme quand nous étions encore que des éléments de légendes. Là d’où je viens, il y a une histoire pour chacune d’elles.

Elle pointa quelques étoiles qui faisaient une large ceinture arrondie dans le ciel. Au fil du temps, on lui avait donnée plusieurs significations qu’Ozalee avait toujours trouvées trop compliqué. Celle qu’on lui avait appris petite fille était bien plus simple.

-Chez moi, cette ligne d’étoile est constituée des âmes des plus grands hommes de ma tribu. Ils sont éternels et veillent sur ceux qui restent en bas. Il n’y a que moi qui ne suit pas la destinée de mes ancêtres dans toute l’histoire

Elle se releva en laissant le temps à Zirban de regarder encore quelques minutes la flaque étoilée. C’était un événement rare que de voir des étoiles à Londres depuis l’arrivée massive des êtres de la nuit. Ozalee leva les yeux au ciel en sourit. C’était toujours aussi beau qu’à son souvenir.

-Profite de cette vue et de ta liberté Zirban. Les deux sont les choses les plus rares que tu pourras voir et posséder.
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